On en parlait hier, du départ de Corinne Diacre acté d'un commun accord (notre article du 13 mai). En vingt-quatre heures, le dossier a changé de dimension. La capitaine Tess Laplacette annonce à son tour qu'elle quitte les Marseillaises à la fin de la saison. Et soudain, ce qui ressemblait à une séparation isolée prend la forme d'un vrai chantier.
Laplacette, c'est l'autre visage de cette première saison dans l'élite. C'est elle qui, en mars dernier, soulevait le brassard pour le tout premier match des féminines à l'Orange Vélodrome. Un rêve d'enfance, racontait-elle alors, ces gradins immenses qui d'habitude appartiennent aux garçons. Deux mois plus tard, la même Laplacette plie bagage. Pas de communiqué fleuri, juste l'annonce sèche d'un départ qui sonne comme une fin de cycle prématurée.
Le timing pose question. L'OM venait à peine d'arracher son maintien en Arkema Première Ligue, 9e avec 19 points, ce qu'on appelle à Marseille « finir vivant ». Pour une équipe qui découvrait l'élite, c'était déjà ça. Mais le projet ne tenait visiblement debout que sur la corde raide. Diacre partie, la capitaine partie, on se demande ce qu'il reste vraiment du noyau dur de cette première saison.
Deux départs, deux lectures différentes
Côté Diacre, le club évoque des divergences tactiques et des orientations sportives qui ne collaient plus. Le jeu défensif imposé toute la saison passait mal, paraît-il, en interne autant que devant la presse. La direction voulait viser le top 3 dès 2026-27, et l'idée d'y aller avec un bloc bas n'enchantait personne.