On en parlait au début du mois, on pensait le dossier classé.
Vendredi, Brest a officialisé le départ de Grégory Lorenzi. Communiqué signé du président Denis Le Saint, "Kenavo Greg" en breton, dix ans de service au Stade Brestois et un palmarès dont peu de directeurs sportifs peuvent se vanter en Ligue 1. Remontée en 2019. Maintien acquis chaque année depuis. Qualification européenne en 2024. Phase de Ligue des Champions au Roudourou. Huitième saison consécutive en L1. À 42 ans, Lorenzi quitte Brest avec le statut de l'un des plus grands artisans de l'histoire récente du club breton.
Pour les supporters de l'OM, on avait rangé son nom dans la case "trop tard", après notre article du 1er mai qui le donnait quasi engagé à Nice. Sauf que la réalité est plus nuancée. D'après L'Équipe et Foot Mercato, Nice attend Lorenzi en pole position, à condition d'assurer le maintien en L1 (un détail qui a son importance), et Marseille reste à l'affût si la situation venait à bouger. La fin de saison va donc décider de la destination du Corse.
Lorenzi, c'est un profil rare. Ancien défenseur reconverti, il a appris le métier sur le tas. Sans budget, sans réseau de superstars, il a construit un Brest qui a tenu tête à toute la Ligue 1 pendant huit ans. Et puis il y a eu Roy. Le coup de génie de novembre 2022 : virer Der Zakarian quand le club tanguait, prendre son temps pendant la trêve qatarienne et sortir du chapeau Éric Roy. Ce coup-là a propulsé Brest en Ligue des Champions. C'est ce genre de coup que l'OM cherche désespérément depuis le départ de Pablo Longoria au poste de DS, devenu président depuis.