Il y a des soirs où l'histoire choisit son camp et te le fait bien sentir. Hier, c'est le RC Lens qui a soulevé la Coupe de France. Et c'est Florian Thauvin, parti de l'OM en 2021 dans des conditions qu'on n'a toujours pas complètement digérées, qui termine la saison avec un trophée autour du cou. Le destin a parfois cet humour-là, et il faut savoir le reconnaître, même quand il pique.
Pour Thauvin, c'est le premier trophée français de sa carrière. Champion du monde 2018 oui, mais en club, c'était le désert. À 33 ans, l'ancien chouchou du Vélodrome a trouvé à Lens un cadre, un projet, un rôle. Pendant ce temps, l'OM termine la saison sans titre, sans Coupe d'Europe assurée la saison prochaine si la Ligue 1 ne sourit pas jusqu'au bout, et avec un vestiaire qui ressemble à un champ de bataille.
Le constat qui fâche
Nabil Djellit ne s'est pas privé de remuer le couteau. Le consultant a dégommé l'OM et ses dirigeants après le sacre lensois, pointant l'écart entre les ambitions affichées et la réalité du terrain. Quand un club avec deux fois ton budget se fait coiffer par un Lens régulier dans ses choix, méthodique dans son recrutement et cohérent dans son projet, il n'y a pas grand-chose à répondre. Tu encaisses.
C'est tout le paradoxe marseillais. On a recruté lourd l'été dernier, on a annoncé un projet ambitieux, Habib Beye a été mis sur le banc en février avec mission de qualification européenne et de Coupe de France. Résultat : ni l'un ni l'autre n'a été atteint, et le successeur potentiel se cherche encore. À Lens, on fait moins de bruit et on rentre à la maison avec la Coupe.