On en a parlé pendant des semaines, Mason Greenwood sur le départ, la Juventus en embuscade, l'Atlético qui sondait, Dortmund qui regardait. Et puis lundi soir au gala UNFP, le Mancunien a pris le micro et balancé l'inverse : « J'espère pouvoir rester. » Phrase courte, conséquences énormes.
Forcément, on a tous tendu l'oreille. Parce que ces dernières semaines, le scénario semblait écrit, l'OM en panne sportive, la 6e place pas assurée, pas de C1 à proposer. À 24 ans avec un Mondial l'été suivant, Greenwood n'allait pas s'éterniser sur une équipe qui patine. C'était le raisonnement. Sauf qu'entre-temps, Mason Greenwood a planté à la 85e contre Le Havre, l'OM a empoché trois points qui valent une qualification, et le projet sportif a changé de visage.
Le déclic Le Havre
Son but au Stade Océane n'était pas n'importe quel but. Il a permis de recoller au podium, de remettre l'OM dans la course à la Ligue des champions, et accessoirement de lui rappeler pourquoi il avait signé jusqu'en 2029. Greenwood en a parlé en conférence de presse : « Si on est qualifié pour la C1, on en reparlera. » Le « si » a sauté en une soirée. Le voilà aujourd'hui qui dit publiquement vouloir rester. Coïncidence ? On nous fera pas le coup.
La Ligue des champions, c'est pas qu'une question de prestige. C'est un argument financier pour le club, un argument sportif pour le joueur, et un argument psychologique pour un attaquant qui s'est relancé après une saison galère à Manchester United. Ses 26 buts toutes compétitions disent qu'il avait raison de venir. La C1 lui dit qu'il a raison de rester.