On disait il y a trois jours que la phrase de Mason Greenwood au gala UNFP ne valait pas signature. La preuve est tombée vite. Avec une 5e place qui envoie l'OM en Ligue Europa et pas en C1, le rapport de force a basculé d'un coup, et le marché s'est rallumé dans la nuit. La Gazzetta dello Sport l'a confirmé en début de semaine, Score a chiffré dans la foulée : l'OM réclame 75 millions d'euros, l'Atlético Madrid a déjà posé 60 millions sur la table.
Trois prétendants sérieux, un quatrième dans l'ombre
La photo du dossier est claire. Trois grosses cylindrées européennes en pole, et un acteur exotique qui rôde. La Juventus, qui pousse depuis février, reste la plus insistante. Dossier Greenwood lié à celui de Conceição, libre de partir cet été. Si l'ailier portugais s'en va, Damien Comolli et les Bianconeri débloquent leur enveloppe. Borussia Dortmund veut frapper fort, Greenwood serait sans doute le meilleur joueur de Bundesliga dès la première saison. L'Atlético Madrid avance le moins fort dans les médias mais aligne déjà des chiffres concrets.
L'inconnue, c'est l'Arabie saoudite, dont on a appris qu'elle suivait aussi le dossier. À ce stade, on parle plus d'une option de repli pour le joueur que d'un scénario crédible. Après une saison à 16 buts et 6 passes toutes compétitions confondues, le natif de Bradford a l'embarras du choix pour son prochain chapitre, sans doute en Europe, là où son talent appartient depuis ses débuts à Manchester.
Le piège des 75 millions
L'OM fixe le ticket d'entrée à 75 millions d'euros. Le chiffre n'a rien d'improvisé. Greenwood sous contrat jusqu'en 2029, meilleur buteur du championnat tout au long de la saison, et un capital sportif intact malgré les frictions de l'hiver avec Mehdi Benatia, désormais ex-directeur sportif. À ce tarif, le club encaisserait l'équivalent du transfert le plus cher de son histoire. Sauf que Manchester United encaisse un pourcentage important sur toute revente, ce qui ampute mécaniquement la plus-value nette.