On en parlait il y a deux jours quand Eric Di Meco demandait publiquement de vendre Greenwood cet été. À l'époque, le débat était théorique. Là, ce n'est plus du débat. C'est une enchère qui s'installe, avec des chiffres qui n'existent quasiment pas dans l'histoire de la maison.
Trois prétendants, un même barème
Le PSG mène la danse. Selon plusieurs sources concordantes, Luis Enrique a validé la piste, le club préparerait une première offre autour de 80 millions d'euros et serait prêt à monter jusqu'à 100. L'Atletico Madrid s'aligne sur la même base, prêt à mettre un chèque équivalent pour rafler la mise. Et la Juventus, plus patiente, plus prudente, ferait de Mason Greenwood sa cible prioritaire pour l'attaque, mais avec une approche différente : 50 millions cash plus un échange impliquant Edon Zhegrova ou Jonathan David, histoire d'amortir la facture qu'elle ne peut pas payer comptant.
Pour situer : la plus grosse vente de l'histoire de l'OM, c'est Pablo Longoria... non, pardon, c'est le départ vers les bureaux. Côté terrain, c'était Bamba Dieng, puis dans une autre dimension Boubacar Kamara parti libre. Aucune sortie marseillaise n'a jamais flirté avec la barre des 100 millions. Greenwood pourrait y arriver, et faire exploser tous les compteurs internes.
La clause Manchester United, le boulet caché
Sauf que dans ce dossier, l'OM ne touchera pas l'intégralité du chèque. Manchester United a conservé une clause d'intéressement de 40% sur la revente, activée justement parce que les Phocéens ont coché la case Ligue des Champions cette saison. Sur 100 millions, ça veut dire que le club marseillais en empoche autour de 60. Pas mauvais. Mais l'effort à fournir pour transformer cette manne en mercato cohérent reste considérable, et la marge de négociation s'en trouve réduite.