Voilà, c'est acté. Lille a officialisé lundi soir le départ de Bruno Genesio, en fin de contrat au 30 juin. Le coach de 59 ans laisse les Dogues à une troisième place qui sent bon la Ligue des champions, range ses cartons et file se ressourcer du côté de Saint-Tropez, où il a une maison. Autant dire pas très loin de la Canebière.
Parce que c'est bien là que ça nous intéresse. Depuis des semaines, on cherche un entraîneur, et le nom de Genesio revient en boucle. Maintenant qu'il est libre comme l'air, le dossier devient concret. Les nouveaux dirigeants l'ont placé en tête de leur liste, devant Christophe Galtier, plombé lui par une année de contrat encore à courir du côté de l'Arabie saoudite. Le profil colle pile-poil au cahier des charges : français, expérimenté, rompu à la Ligue 1, accessible financièrement et réputé pour ramener un peu de calme dans un vestiaire. Bref, l'anti-tempête après une saison où tout a implosé.
Et puis il y a les petits arrangements qui facilitent tout. Grégory Lorenzi, en passe de débarquer comme directeur sportif, apprécie le bonhomme depuis longtemps. Mieux : l'avocat de la famille Genesio est aussi celui de l'OM. Stéphane Richard, le nouveau président, lui a d'ailleurs déjà parlé en direct, sans passer par un agent puisque Genesio n'en a pas. Quand on connaît les usines à gaz habituelles, ça change.
Côté joueurs, l'accueil ne serait pas mauvais non plus. Certains pousseraient même en coulisses pour le voir arriver. Faut dire qu'il a laissé de bons souvenirs partout où il est passé. Nayef Aguerd, qui l'a connu à Rennes, n'a jamais tari d'éloges sur sa science du vestiaire et sa lecture tactique. De quoi rassurer un groupe qui sort d'une année à couteaux tirés.