La succession de Medhi Benatia n'est plus un secret, c'est presque devenu une matière à temps plein. D'après Foot Mercato et plusieurs sources concordantes, Julien Fournier sort du lot pour reprendre la direction sportive de l'OM. Une vieille connaissance de la Canebière, qui avait été secrétaire général du club entre 2004 et 2009 avant de se forger une réputation à l'OGC Nice. Le dossier avance, sans être bouclé.
Une rencontre, un enthousiasme
D'après Made in Foot, Fournier a déjà rencontré les responsables du recrutement marseillais. Le ton était bon, l'envie réelle. Sans club depuis l'été 2022, le dirigeant français connaît la maison, la ville et les codes français du recrutement. À Nice, il avait piloté l'identification de profils comme Jean Michaël Seri ou Alassane Pléa, à des coûts raisonnables, avec des plus-values à la sortie. Exactement le genre de bilan qui parle aux propriétaires américains.
C'est Excel Sports Management, mandaté par la direction, qui pilote le processus. Plusieurs autres pistes circulent en parallèle : Grégory Lorenzi (Brest), Florent Ghisolfi (Sunderland), Mathieu Bodmer (Le Havre). Mais Lorenzi semble compliqué à déloger, et Ghisolfi a déjà fait savoir qu'il préférait rester en Angleterre. Fournier a l'avantage de la disponibilité immédiate.
Le refus qui en dit long
Le détail révélateur, c'est George Syrianos. Le directeur sportif de Nottingham Forest, architecte de la montée du club en Premier League, a tout simplement décliné l'offre olympienne. La raison invoquée pèse lourd : un manque de clarté sur la situation financière du club et la marge de manœuvre disponible pour bâtir un projet. En clair, on lui a parlé budget, et il n'a pas vu de plan. Ce genre de refus, dans le milieu, s'entend vite.