On pensait avoir gagne un peu d'air. Il y a deux jours, on parlait du delai que la DNCG venait d'accorder, audition repoussee a fin juin, le temps de presenter des comptes a peu pres frequentables. Sauf que le repit n'efface pas le probleme. Et le probleme, lui, n'a pas bouge d'un centime.
D'apres Football Club de Marseille, l'instance qui controle les finances du foot francais reflechit a une option qu'on redoutait : encadrer directement la masse salariale de l'OM. En clair, plafonner ce que le club peut depenser en salaires, le temps de remettre les comptes a flot. Et le chiffre qui circule fait mal : il faudrait reduire les couts de 30 a 35% pour rentrer dans les clous fixes par le regulateur et par Frank McCourt.
Trente-cinq pour cent. Sur un effectif deja construit, avec des contrats signes, des primes negociees, des joueurs installes. Ca ne se fait pas en claquant des doigts. Ca se fait en vendant, en resiliant, en serrant partout. Le deficit structurel du club tournerait autour de 90 millions d'euros, un trou que la cinquieme place de la saison n'a rien arrange. Pas de Ligue des Champions l'an prochain, donc pas de cette manne europeenne qui change tout dans un bilan. On le savait, mais voir les consequences arriver, c'est autre chose.
La direction, elle, a fait son calcul depuis longtemps. L'idee, c'est de boucler entre 50 et 60 millions de ventes cet ete pour calmer la DNCG et eviter une sanction plus lourde. Sauf qu'a ce petit jeu, on connait la chanson : ce sont souvent les meilleurs qui partent. Leonardo Balerdi, valorise autour de 30 millions, est en premiere ligne dans les conversations. Et il ne sera probablement pas le seul a faire ses cartons pour equilibrer un tableur.