On en parlait régulièrement, et voilà que le dossier devient sérieux. Fabrizio Romano l'a posté ce 26 mai : Sergio Conceição quitte Al-Ittihad d'un commun accord. Les modalités contractuelles sont en train d'être finalisées, et dans les jours qui viennent, le Portugais redeviendra officiellement disponible. Pour le banc de l'OM, c'est une donnée qu'on ne peut pas ignorer.
Le timing n'a rien d'anodin. Marseille cherche un coach, Habib Beye sait depuis des semaines que sa place tient à un fil, et la liste des candidats évolue chaque jour. Genesio en pole position, Hütter qui revient parfois dans les discussions, Galtier toujours dans la conversation malgré son contrat à Neom. Et maintenant un Conceição qui n'est plus seulement un rêve éveillé. Le profil reste cohérent avec ce qu'on attend : sept ans à Porto avec des titres en pagaille, une intensité qui colle pile avec ce que demande le Vélodrome, et une campagne européenne déjà solide à son palmarès.
Cela dit, on connaît la chanson marseillaise. Plus le nom est ronflant, plus la chute risque d'être douloureuse. Et là, plusieurs signaux invitent à la prudence. Le Portugais a clairement laissé entendre dans Repubblica qu'il visait la Serie A pour la suite de sa carrière. Plusieurs de ses enfants y sont nés, la Lazio et Naples le surveillent, et son cœur penche d'abord vers l'Italie. On l'avait déjà signalé dans notre article du 12 mai, et cette préférence n'a pas changé en deux semaines.
Reste un détail qui rendrait l'opération crédible côté olympien. Selon L'Équipe, Conceição aurait à plusieurs reprises exprimé des regrets de ne pas avoir signé à Marseille deux ans plus tôt, avant l'arrivée de De Zerbi. L'attachement existe, le club l'avait approché, et un rendez-vous manqué laisse parfois la porte entrouverte plus longtemps qu'on ne le pense. Il y a aussi le détail économique : son salaire annuel à Al-Ittihad tournait autour de 5 millions d'euros, un niveau qu'aucun club français ne pourra aligner. À 51 ans, le Portugais devra accepter une décote massive s'il veut revenir en Europe, et tous les clubs italiens ne sont pas non plus prêts à casser leur grille.