Beye sous pression : Hutter rejoint Galtier sur la liste

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On parlait déjà de Galtier il y a une semaine, voilà qu'un deuxième nom rentre dans la rotation. Adi Hütter, l'Autrichien qui faisait jouer Monaco au pressing l'an dernier, figure désormais sur la liste OM des successeurs potentiels à Habib Beye. L'info vient de Get Football News France, qui confirme aussi la piste Galtier. Le casting prend forme.

Pour bien comprendre, faut reposer le décor. Le 9 février, l'OM perdait coup sur coup Roberto De Zerbi sur le banc et Mehdi Benatia à la direction sportive. Deux démissions le même jour, la maison qui flambe. Beye a accepté de monter au front quand personne ne voulait y aller. Trois mois plus tard, l'OM est revenu dans la course à l'Europe, mais le crédit sportif s'épuise à vue d'œil.

Galtier le Marseillais, Hütter l'ovni

Galtier, on connaît la chanson. Originaire de Marseille, ancien de la maison comme joueur, en exil à Neom et qui ne cache pas son envie de revenir un jour au Vélodrome. Profil expérimenté en Ligue 1, titre avec Lille en 2021, passage compliqué au PSG. Du connu, du français, du bankable. Mais aussi un dossier judiciaire qui traîne et un salaire qui pique. Bref, le candidat évident qui n'est jamais vraiment évident à Marseille.

Hütter, c'est un autre profil. Coach germanophone, formé à l'école pressing-haut, passé par le Red Bull Salzbourg, Francfort, le Borussia Mönchengladbach et Monaco. Il a quitté la Principauté l'été dernier sur fond de désaccords avec la direction. Style de jeu identifié, exigeant physiquement, parfois dur avec les egos. Sur le papier, ça peut séduire une direction qui voudrait casser la routine. Sur le terrain marseillais, c'est un pari, comme l'a été De Zerbi avant lui.

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Beye, le mort en sursis qui s'accroche

Le truc bizarre dans tout ça, c'est que Beye continue à entraîner comme si de rien n'était. Il a même reçu publiquement le soutien d'un coach reconnu de Ligue 1 ces derniers jours, parce que la cabale médiatique commence à agacer même les pairs. Plusieurs anciens, Sage récemment, ont pris sa défense. D'autres, comme Dugarry ou Rothen, continuent de l'enfoncer. Le débat est devenu national, et c'est rarement bon signe pour un coach.

Les tensions avec l'effectif ont été nombreuses, séances d'entraînement interrompues à cause de l'attitude individualiste de Greenwood, désaccords avec Benatia sur le cas Nnadi avant la démission du directeur sportif. Beye paye aussi le passif du couple qu'il formait avec une direction qui n'existe plus. Le nouveau patron sportif, Lorenzi, arrive avec sa propre vision, et l'histoire récente du foot dit qu'un coach hérité d'une ancienne ère survit rarement à un changement de boutique.

La fin de saison décidera. Si l'OM tient sa place européenne contre Rennes au Vélodrome dimanche, Beye gagnera peut-être quelques semaines pour faire valoir son cas. Sinon, le marché des coachs est en train de se positionner. Galtier attend, Hütter écoute, et Marseille continue de faire ce qu'il fait toujours en mai, alimenter les feuilletons. Pour la suite, surveiller le calendrier OM et le classement Ligue 1, où chaque point pèse désormais sur l'avenir du banc.