On évoquait hier la convocation probable de Nayef Aguerd pour le Mondial avec le Maroc (voir notre article du 25 mai). Les détails tombent, et ils racontent une histoire un peu différente du simple "ouf de soulagement" envoyé par Le Phocéen. C'est l'histoire d'une saison gâchée par une douleur chronique, d'une opération en mars, et d'un retour calé pile au bon moment pour la compétition la plus attendue de sa carrière.
Reprenons depuis octobre. Notre défenseur central, arrivé l'été 2025 et installé tout de suite comme le patron derrière, commence à se plaindre d'une gêne à l'aine. Pas le genre de bobo qu'on règle avec une semaine de glace et un peu de kiné. Une vraie pubalgie, ou plutôt une hernie sportive, comme l'écrit Morocco World News. La saison se poursuit en serrant les dents, les performances tiennent (23 matchs, une note moyenne de 7,2, un but, une passe), mais la douleur devient ingérable. Décision en mars : opération.
L'intervention s'est bien passée, c'est l'info principale relayée par Yabiladi et confirmée par Foot Mercato. L'OM a ensuite autorisé son joueur à rentrer chez lui pour boucler sa rééducation dans des conditions qu'il connaît, en coordination avec le staff médical des Lions de l'Atlas. Pas anodin : la fédération marocaine, dirigée par Mohamed Ouahbi, considère Aguerd comme un cadre du dispositif et ne veut prendre aucun risque sur la dernière ligne droite avant le Mondial d'été.
D'où le climat actuel. Plusieurs médias marocains, dont Bladi, écrivent désormais qu'Aguerd "devrait bien figurer" sur la liste pour le tournoi. Pour une défense marocaine en pleine transition après la demi-finale du Mondial qatari, retrouver un défenseur central gaucher de ce niveau, à 30 ans, avec ce vécu international, ça change la couleur du voyage. Ouahbi, en interne, n'a jamais vraiment caché qu'il l'attendait. Restait à savoir si le corps suivrait. À six semaines du coup d'envoi, la réponse penche du bon côté.