Wahi insiste, Riolo finit par le recadrer

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On en parlait hier dans nos colonnes : Elye Wahi a marqué d'une panenka, célébré comme s'il avait planté en finale de Coupe du monde, et lancé son chambrage sur les réseaux dans la foulée du 1-1. Vingt-quatre heures plus tard, l'attaquant niçois en remet une couche. Sauf que cette fois, c'est même Daniel Riolo qui lui demande de redescendre. Quand celui-là te dit de calmer le jeu, c'est que tu es allé trop loin.

Le menu chambrage en plusieurs services

Si on récapitule la séquence : story de victoire dès la sortie du vestiaire, capture SpongeBob détournée pour se moquer de la climatisation du Vélodrome, vannes à peine voilées sur le club qui l'a recruté en juillet, références codées que les amateurs de méta ont passé la nuit à décrypter. Foot Marseille parle de comptes à régler. Le 10 Sport résume l'épisode comme une tentative de revanche maladroite. Quoi qu'il en soit, le joueur n'a pas su lever le pied après le match. Et ses anciens cadets, Robinio Vaz et Darryl Bakola, ont liké à peu près chaque publication, histoire d'enfoncer le clou.

Sur le terrain déjà, ça avait dérapé. Leonardo Balerdi et Facundo Medina ont passé la soirée à se chercher avec lui. Au coup de sifflet final, des incidents ont obligé les staffs et la sécurité à intervenir pour escorter Wahi vers les vestiaires. À 23 ans et après six mois passés à toucher son chèque sans convaincre, ce niveau de tension en dit long sur la façon dont son passage à Marseille s'est terminé.

Riolo demande de la mesure

Daniel Riolo, dont on connaît la bienveillance toute relative envers l'OM, n'a pas applaudi la séquence. Sur l'After Foot, il a invité Wahi à prendre du recul, à arrêter de se prendre pour une vedette parce qu'il a marqué une panenka, et à cesser ces provocations gratuites. Le message est partagé en off par une bonne partie du milieu : marquer contre son ancien club, ça arrive, le célébrer comme ça après un passage manqué, c'est une autre histoire.

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Côté Marseille, la réponse a tenu en une phrase. Gerónimo Rulli en conférence de presse : "Je connais Wahi, je n'ai pas envie de parler de lui." Sec, propre, page tournée. Le reste du vestiaire est resté silencieux, et l'idée semble être de ne surtout pas lui offrir la tribune supplémentaire qu'il cherche.

L'addition pour l'OM

Reste que cette histoire pollue tout le reste. Le classement Ligue 1 commence à se serrer, le sprint final demande de la concentration, et on perd de l'énergie à commenter les stories d'un joueur qui devait nous faire gagner des matchs et qui les fait perdre depuis Nice. Si l'objectif était de transformer un échec marseillais en chambrage, c'est gagné. La vraie question, c'est de savoir qui aurait dû refermer ce dossier en interne il y a déjà longtemps, et pourquoi ça n'a jamais été fait.

Six mois à Marseille, c'est court. Visiblement, c'est aussi long.