Deux points. C'est ce qui sépare l'OM du podium après la gifle à Monaco. Deux petits points et une montagne de doutes. Mais la saison n'est pas finie, et si on connaît un truc à Marseille, c'est les remontées improbables.
Reprenons depuis le début. Après 28 journées, l'OM pointe à la cinquième place avec 49 points. Devant, Monaco et Lille sont à 51, Lyon à 50. Derrière, Rennes souffle dans le cou à 48 points. C'est serré comme un bus un soir de match au Vélodrome.
Le calendrier, notre meilleur allié ?
Sur le papier, la fin de saison est abordable. Metz à la maison vendredi, c'est le genre de match où on n'a pas le droit de trébucher. Ensuite, les adversaires directs vont s'entretuer : Lille reçoit Monaco, Lyon se déplace à Rennes. Si on fait le plein chez nous pendant que les autres se neutralisent, tout peut basculer.
Le problème, c'est qu'on disait exactement la même chose avant d'aller à Lille (défaite). Et avant Monaco (re-défaite). Le bilan à l'extérieur contre le top 8 reste catastrophique : zéro victoire en huit déplacements. Tant que ce compteur reste bloqué, chaque sortie en terrain hostile est une loterie.
Les maths d'Opta
Avant la défaite à Monaco, le modèle prédictif d'Opta plaçait l'OM troisième en fin de saison avec 61 points. Depuis, les probabilités ont forcément été revues à la baisse. Mais la méthode reste la même : les trois premiers vont en Ligue des Champions. Tout ce qui se joue entre la troisième et la sixième place, c'est une poignée de matchs. Un penalty par-ci, un arrêt de Rulli par-là, et les lignes bougent.
Ce qui doit changer
Le constat est connu, Habib Beye le répète après chaque défaite : on donne trop. Les erreurs défensives sont devenues une signature. Pavard à Monaco, la charnière fragile à Lille, les penalties concédés. Avec 39 buts encaissés, l'OM a la pire défense du top 6. Ça ne peut pas continuer comme ça si on veut gratter une place sur le podium.
En attaque, Gouiri reste le joker. Son but à Monaco prouve qu'il peut débloquer n'importe quelle situation. Et Greenwood aura beau être sur le départ, il reste le meilleur buteur du club. Si ces deux-là sont en forme sur les six derniers matchs, ça change tout.
Pas de plan B
L'enjeu dépasse le sportif. Sans podium, pas de C1. Sans C1, un trou de 60 millions dans le budget. L'OM n'a pas le luxe d'un plan B confortable. C'est le podium ou une reconstruction douloureuse.
Six matchs. Dix-huit points à prendre. Le genre de sprint final qui fait la légende ou le cauchemar d'une saison. À commencer par vendredi soir, Vélodrome, 21h, contre Metz. Pas le moment de trembler.