Rongier lache ses vérités sur son départ de l'OM

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Six ans. Six ans à porter le brassard, à encaisser les défaites, à s'asseoir devant les micros quand personne d'autre ne voulait y aller. Six ans à incarner les valeurs d'un club plus grand que soi, et à se battre pour des saisons pas toujours à la hauteur. Et au bout du chemin ? Un coup de fil, une porte ouverte vers la sortie, et le sentiment d'avoir été traité comme un numéro de maillot interchangeable. Valentin Rongier n'a pas digéré.

"J'ai senti un manque de respect"

Dans des propos relayés par plusieurs médias, l'ancien milieu de l'OM, aujourd'hui à Rennes, a vidé son sac sur les circonstances de son départ. Sa cible : Pablo Longoria et Medhi Benatia, qu'il accuse de ne pas avoir montré la moindre volonté de le retenir. D'après 90min, Rongier a dit ne pas avoir senti cette envie de la part du président et du directeur sportif, après six saisons de services rendus.

Le constat est brutal, mais pas illogique quand on connaît le bonhomme. Rongier n'est pas du genre à faire du bruit pour rien. C'est le profil discret, fiable, celui qui ne lâche rien sur le terrain et qui assume en zone mixte. À Marseille, on l'a utilisé comme bouclier médiatique, comme relais entre le vestiaire et les tribunes. Et quand il a fallu parler de son avenir, il s'est retrouvé face au silence.

Une question d'argent, aussi

Le détail financier pique : Rongier touchait 330 000 euros par mois à l'OM. À Rennes, il est descendu à 275 000. Pas une fortune en moins, mais suffisamment pour prouver que le départ n'était pas une question de prétentions salariales. D'après Mediafoot, le dossier aurait pu se résoudre autrement si la direction avait fait un geste, ou même simplement exprimé le souhait de garder son capitaine.

On connaît la suite : Longoria est parti à River Plate, Benatia s'apprête à quitter le club en fin de saison. La direction qui a géré le départ de Rongier n'existe plus, ou presque. Mais les traces restent, et le milieu de terrain ne compte visiblement pas passer l'éponge.

Le capitanat, ça se respecte

Ce qui agace le plus dans cette affaire, c'est le contraste entre ce que Rongier a donné et ce qu'il a reçu en retour. On parle d'un joueur qui a traversé la reconstruction post-Garcia, l'ère Sampaoli, le passage éclair de Tudor et la tentative De Zerbi. Il a tenu la baraque quand d'autres se planquaient. Il a parlé aux supporters quand la direction faisait le mort.

Que l'OM ait voulu tourner la page sportive, on peut l'entendre. Que le club n'ait même pas pris la peine de valoriser six ans de loyauté, c'est plus difficile à avaler. Et visiblement, Rongier n'avale pas.

À Rennes, il retrouve du temps de jeu et de la sérénité. Mais la plaie est encore ouverte, et on le comprend. À l'OM, le brassard a toujours pesé lourd. Parfois trop, visiblement, pour ceux qui sont censés le distribuer.