Pavard, une fin annoncée : l'OM ne lèvera pas l'option

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On se doutait bien que ça finirait comme ça. Un champion du monde prêté par l'Inter, un salaire à cinq millions, un joueur qui avait la tête ailleurs la moitié du temps... le calcul n'a jamais vraiment tenu. Et voilà : selon plusieurs sources concordantes, l'OM a tranché. L'option d'achat de Benjamin Pavard, fixée à 15 millions d'euros, ne sera pas levée. Le défenseur retournera à Milan en juin.

Le plus savoureux, c'est que l'Inter pousse dans l'autre sens. Cristian Chivu ne veut plus du bonhomme, le club lombard cherche à baisser son prix de vente pour convaincre Marseille de l'acheter malgré tout. Rien n'y fait. L'état-major olympien a regardé les chiffres, regardé les matchs, et dit non. Statistiquement, c'est difficile de lui donner tort : 22 apparitions, 6,8 de note moyenne, et surtout 38% des rencontres où il a joué terminées sur une défaite. Pas franchement le renfort défensif dont on rêvait quand l'annonce du prêt avait fait vibrer tout le port.

Le timing dit beaucoup. La décision intervient quelques jours après que Frank McCourt a publiquement confirmé le départ de Medhi Benatia, celui-là même qui avait bouclé l'opération Pavard l'été dernier. Le directeur sportif démissionnaire est parti, le dossier emblématique qu'il avait porté est en train de s'écrouler avec lui. Pas de coïncidence : c'est toute une logique de recrutement qui est remise en cause. On avait voulu des noms, on a eu des noms. On avait besoin de joueurs qui tiennent la baraque, on en a eu un qui a joué par éclats.

Le dossier laisse deux questions ouvertes. D'abord, comment l'OM va reconstruire sa charnière pour la saison prochaine. Le mercato d'été s'annonce chargé, et les pistes défensives devront être prioritaires si Marseille veut sérieusement jouer le classement au niveau attendu. Ensuite, le cas Pavard lui-même : qui va vouloir de lui à 5M€ de salaire annuel quand son prêteur vient d'acter que ça n'a pas marché ? L'Inter va devoir trouver une solution. La Premier League, peut-être. Un club saoudien, plus sûrement.

Reste l'amertume de l'occasion ratée. On l'avait imaginé en taulier, en gardien d'une défense enfin fiable. On se retrouve à compter les mois avant qu'il remballe ses affaires. Encore un épisode dans la longue série des recrues XXL qui n'ont pas imprimé leur marque au Vélodrome. On en aura vu d'autres.