On attendait un retour, on a eu la sentence. La durée de l'absence d'Igor Paixão est désormais connue, et elle fait mal : environ quinze jours d'indisponibilité. Le Brésilien, sorti à la 46e minute face à Lorient gêné au mollet, ratera donc la réception de Nice dimanche au Vélodrome (J31) et le déplacement à Nantes (J32) samedi 2 mai. Deux matchs sur quatre d'ici la fin de saison. Pour un joueur qui a pesé 6 buts et 5 passes en 27 apparitions cette année, ça pique à un moment où on ne peut plus se permettre la moindre imprécision.
Habib Beye a confirmé l'information en début de semaine, en évitant de trop dramatiser en conférence de presse. La méthode Coué, ce sport national des coachs en fin de saison. Sauf que quand on regarde l'infirmerie et la feuille d'effectif, on a du mal à partager l'optimisme. Amine Gouiri est lui aussi très incertain pour Nice, Quinten Timber sort d'un pépin aux adducteurs, et Mason Greenwood n'a toujours pas retrouvé son meilleur niveau depuis la béquille prise contre Lille début avril. Autant dire que le trident offensif qui nous a porté une partie de la saison a pris cher ces dernières semaines.
Une aile gauche orpheline
Le vrai problème, c'est la profondeur d'effectif sur le côté gauche. Paixão, c'est 1m68 de dynamite, une capacité rare à défendre autant qu'à attaquer, et cette grinta de bosseur brésilien qui ne calcule pas. Sans lui, Beye devra piocher dans la deuxième ligne. On peut espérer voir un Ulisses Garcia repositionné, un jeune bombardé sur l'aile, ou un repositionnement tactique qui ne sera pas sans risque face à une équipe niçoise en forme. Pas l'idéal pour un match où l'on joue gros.
Les examens complémentaires se poursuivent selon L'Équipe, et la durée pourrait bouger dans un sens comme dans l'autre. En attendant, le staff médical blinde le calendrier : repos, soins, retour progressif à partir de début mai. L'idée, évidemment, c'est de le récupérer pour Lyon (J33) et Le Havre (J34), les deux dernières finales pour la course à la Ligue des Champions.