Mickaël Pagis : 'Un match à part' avant Lorient-OM

om lorient ligue-1 interview pagis 2025-2026

La une de La Provence de ce vendredi, c'est lui. Mickaël Pagis, resté discret dans son Morbihan, ouvre les vannes à David Calais à la veille de Lorient-OM. Pas tout à fait un match comme les autres quand ton fils joue dans l'équipe d'en face.

Pablo Pagis, 23 ans, est en train de réaliser sa saison chez les Merlus. 27 matchs, 6 buts, 2 passes décisives, un statut de titulaire dans un promu qui a trouvé son équilibre. Le père, lucide mais forcément fier, ne se prive pas d'une petite pique. "Franchement, il faut que je lui tire les bretelles", dit-il, tout en saluant la solidité collective d'une équipe "soudée, qui a montré qu'elle méritait largement sa place".

Un gamin né à l'époque marseillaise

C'est là que ça pique. Pablo a passé ses premières années à Marseille quand son père portait le maillot ciel et blanc. Il n'avait que 4 ou 5 ans, mais "Marseille, c'est un club qui lui tient à cœur", raconte Mickaël. Le gamin a été fan avant d'être pro, et il aurait adoré croiser le fer avec l'OM samedi au Moustoir. Sauf qu'il n'a pas été retenu dans le groupe lorientais. Crève-cœur des deux côtés. À 23 ans, il aura d'autres occasions.

Le père n'a jamais décroché

Vingt ans après sa demi-saison olympienne (2006-2007), Pagis suit tout. Les résultats, les soubresauts, les plongeons, les rebonds. "C'est vrai que c'est des saisons contrastées", concède-t-il. L'instabilité chronique du club, il l'a vue de l'intérieur et il la reconnaît de loin. Personne à qui la raconter.

Newsletter

Côté Tribune

Chaque lundi matin, l'OM vu depuis la tribune. Résultats, analyse, ironie. Pas de spam, pas de bullshit.

Lorient et l'OM, un petit air de famille

Le passage le plus croustillant, c'est quand il parle des nouveaux propriétaires à Lorient. Un fonds d'investissement est entré au capital, et l'ancien attaquant voit déjà clignoter des signaux qu'il connaît trop bien. "La situation de l'OM dont on parle, on a l'impression la retrouver un peu à Lorient", glisse-t-il. Sentiment de déjà-vu, investisseurs qui débarquent, équipe qui perd son élan collectif. On la connaît, cette chanson.

Et demain au Moustoir ?

Sur le match lui-même, l'ex-Olympien botte en touche avec le sourire. "C'est un peu la grande interrogation. L'équipe est-elle capable de gérer tout ça ?" Les Merlus ne sont pas dans les clous, l'OM de Habib Beye vient de retrouver le podium mais marche sur des œufs. Deux équipes en pleine auto-évaluation, un père qui aura le cœur partagé, un fils qui regardera depuis la tribune. Ça fait beaucoup d'émotions pour un match de fin de saison, et c'est sans doute ça qui le rend si particulier.

Reste à voir de quoi dimanche matin aura l'air chez les Pagis. Selon le résultat, y a des petits-déjeuners qui se passent mieux que d'autres.