La une de La Provence de ce vendredi, c'est lui. Mickaël Pagis, resté discret dans son Morbihan, ouvre les vannes à David Calais à la veille de Lorient-OM. Pas tout à fait un match comme les autres quand ton fils joue dans l'équipe d'en face.
Pablo Pagis, 23 ans, est en train de réaliser sa saison chez les Merlus. 27 matchs, 6 buts, 2 passes décisives, un statut de titulaire dans un promu qui a trouvé son équilibre. Le père, lucide mais forcément fier, ne se prive pas d'une petite pique. "Franchement, il faut que je lui tire les bretelles", dit-il, tout en saluant la solidité collective d'une équipe "soudée, qui a montré qu'elle méritait largement sa place".
Un gamin né à l'époque marseillaise
C'est là que ça pique. Pablo a passé ses premières années à Marseille quand son père portait le maillot ciel et blanc. Il n'avait que 4 ou 5 ans, mais "Marseille, c'est un club qui lui tient à cœur", raconte Mickaël. Le gamin a été fan avant d'être pro, et il aurait adoré croiser le fer avec l'OM samedi au Moustoir. Sauf qu'il n'a pas été retenu dans le groupe lorientais. Crève-cœur des deux côtés. À 23 ans, il aura d'autres occasions.
Le père n'a jamais décroché
Vingt ans après sa demi-saison olympienne (2006-2007), Pagis suit tout. Les résultats, les soubresauts, les plongeons, les rebonds. "C'est vrai que c'est des saisons contrastées", concède-t-il. L'instabilité chronique du club, il l'a vue de l'intérieur et il la reconnaît de loin. Personne à qui la raconter.