Rennes : perdu. Lyon : perdu. Lens : perdu. Lille : perdu. Paris : pulvérisé. Monaco : encore perdu. La liste est complète, et elle est accablante. Six déplacements chez les sept meilleures équipes de Ligue 1, six défaites, zéro point ramené. Le tout sans la moindre victoire ni le moindre nul.
Un bilan qui ne trompe pas
Chaque fois que l'OM se déplace chez un concurrent direct, le scénario se répète avec des variantes. Parfois c'est serré (0-1 à Rennes, 0-1 à Lille), parfois c'est un naufrage (0-5 à Paris), parfois c'est rageant parce qu'on aurait pu (1-2 à Monaco). Mais le résultat est toujours le même : on repart avec zéro point et des regrets plein les valises.
Ce n'est pas faute de dominer par séquences. À Monaco samedi, l'OM a tiré 17 fois contre 6 pour l'adversaire. On a eu le ballon, on a eu les occasions, on a eu la possession dans le dernier tiers. Et on a perdu. Parce que quand tu ne sais pas finir et que tu encaisses sur tes propres erreurs, la domination ne sert à rien.
Le paradoxe marseillais
Le plus étrange dans cette histoire, c'est que l'OM est troisième au classement des matchs à l'extérieur en Ligue 1, avec 12 points glanés en déplacement. Devant, il n'y a que Paris (14) et Lens (13). Autrement dit : contre les "petites" équipes, l'OM voyage très bien. C'est quand le niveau monte que tout s'effondre.