OM-Nice (1-1) : un penalty à la 88e qui sent la fin

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Trois minutes avant le coup de sifflet final, on s'est tous levés en pensant que c'était plié. Le Vélodrome chantait, Pierre-Emile Højbjerg avait planté son premier but de la saison à la 66e, et Nice ne tirait plus. Et puis la 87e, ce duel tout sauf évident dans la surface, le sifflet, le penalty. Elye Wahi qui prend ses responsabilités à la 88e. 1-1. Le silence dans les tribunes. Cette sensation de déjà-vu qui colle à la peau.

Le scénario du pire

On l'avait pourtant joué propre. Habib Beye avait sorti un 3-5-1-1 surprise, Facundo Medina en patron à gauche de la défense à trois, Højbjerg en chef d'orchestre, Aubameyang seul en pointe. Pas de Greenwood au coup d'envoi. Pari osé contre une équipe niçoise qui jouait le maintien et qui s'est rangée à cinq derrière dès la première minute.

Première mi-temps fermée comme une huître. Diouf qui sort tout, Mendy et Bah qui avalent les centres, Wahi devant qui attend sa chance. Deux jaunes pour contestation côté OM avant la pause (Emerson 29e, Medina 44e), de quoi mesurer la nervosité des nôtres.

Beye a remis du tonus à l'heure de jeu. Mmadi à droite, Mason Greenwood en piston offensif. Trois minutes plus tard, le coup franc travaillé arrive dans la surface, Højbjerg surgit, but. La libération.

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La suite, on la connaît

Vingt minutes à tenir. On a tenu dix-huit. Faute discutable, Wahi froid sur le penalty, Geronimo Rulli qui prend un jaune en protestant, Weah aussi avant lui. Tout le monde sentait que ça allait sauter.

D'après Le Phocéen, le penalty fait débat dans les coursives du Vélodrome, certains parlent de duel d'épaule plutôt que de faute. Mais dans le foot français version saison 2025-2026, on ne refait pas les arbitrages, on encaisse et on continue.

Le podium, sérieusement ?

À cinq journées de la fin, le constat fait mal. Sixièmes avec un point pris au lieu de trois, l'OM voit Lyon, Strasbourg et Lille respirer plus tranquillement dans la course aux places européennes. Le Figaro parle déjà d'un Marseille qui "continue de s'enfoncer". On n'ira pas jusque-là, mais le calcul devient cruel : il faudra gagner presque tous les matchs restants pour espérer la Ligue des Champions, et compter sur des défaillances devant.

Le classement Ligue 1 ne ment pas. La fin du calendrier OM ne ressemble pas à une promenade. Et la défense, encore une fois, a craqué dans le money time.

Ce qu'il faut retenir... ou pas

Médina, jaune, n'a pas démérité au combat. Højbjerg a fini par justifier sa présence avec un but qui pèse. Le banc de Beye a raté l'occasion de basculer le match dans les arrêts de jeu. Et Aubameyang continue de tirer la langue physiquement.

Reste cette question lancinante : combien de fois encore l'OM va-t-il croire avoir gagné un match avant de le voir lui filer entre les doigts ? On a posé la même question après Lorient. On la reposera sans doute après Lille. C'est ça aussi, le quotidien d'une saison qui glisse.