Deux défaites d'affilée, une semaine à se prendre la tête, les réseaux en feu. Et puis ce jeudi soir au Vélodrome, l'OM a fait ce que l'OM sait faire quand il est dos au mur : répondre. Pas avec panache, pas avec la manière qui fait lever les foules à chaque ballon. Mais avec trois buts, trois points, et le podium qui revient.
Aubameyang ouvre le bal, Greenwood régale
Treizième minute, Mason Greenwood récupère le ballon côté droit, lève la tête et trouve Aubameyang dans la surface. L'attaquant gabonais ne se fait pas prier. 1-0, le Vélodrome souffle un coup.
La première période est correcte sans être emballante. L'OM contrôle, Metz subit sans vraiment s'effondrer. On a vu pire, on a vu mieux. Mais au retour des vestiaires, Greenwood remet ça. Quarante-huitième minute, nouvelle offrande, cette fois pour Paixão qui conclut. 2-0, et là tu commences à te dire que la soirée va bien se passer.
Hamed Traoré enfonce le clou en seconde période pour porter le score à 3-1 (Metz avait réduit l'écart entre-temps, histoire de ne pas repartir totalement bredouille).
Le Greenwood qu'on veut voir
Seize buts, quatre passes décisives cette saison : les chiffres parlent. Mais ce soir c'est surtout l'attitude qui a marqué. Greenwood, c'est le talent brut qui a choisi Marseille pour écrire son histoire. Quand il est dans ce registre de passeur altruiste, qu'il lève la tête au lieu de tenter sa frappe, il devient injouable. Deux caviars en un match, ça faisait longtemps.
Habib Beye peut souffler. Son équipe revient provisoirement à la troisième place du classement, après une semaine où les doutes s'accumulaient. Deux défaites consécutives, c'est le genre de série qui peut faire basculer une saison. L'ancien capitaine du club, devenu coach, sait mieux que personne que Marseille ne pardonne pas les passages à vide.
Le podium, et après ?
Provisoirement troisième, l'OM n'a pas le droit de relâcher. Le mot "provisoirement" est important : tout dépendra des résultats des concurrents ce week-end. Mais au moins, le message est envoyé. Après les remous de la semaine, cette victoire contre Metz remet de l'ordre.
Pas un match de légende, c'est vrai. Mais un match utile, avec un Greenwood décisif et une équipe qui a su faire le travail. À Marseille, parfois, c'est tout ce qu'on demande. Le reste, on verra au prochain match.