Quatre milieux en janvier, un seul rescapé : le bilan

mercato om ligue-1 2025-2026

On s'en souvient : en janvier, le milieu de terrain était le grand chantier. Le départ libre de Rabiot le 1er septembre avait laissé un trou que personne n'avait réussi à combler. Alors Benatia a sorti le carnet de chèques (enfin, façon de parler, vu les montants) et ramené quatre joueurs. Quinten Timber, Ethan Nwaneri, Himad Abdelli, Tochukwu Nnadi. Quatre milieux. En plein hiver. Pour un secteur déjà bien garni par ailleurs. Trois mois plus tard, le constat est rude : un seul a vraiment pris.

Timber, la bonne pioche à 4,5 M€

Lui, on ne va pas se plaindre. Arrivé en bisbille avec Van Persie au Feyenoord, Timber a posé ses valises et n'a plus bougé du onze depuis sa première face à Lens fin janvier. Le Néerlandais fait le taf sans faire de bruit : bon corps en opposition, projections bien senties, régularité de métronome. 4,5 M€ pour un joueur de ce calibre, c'est le genre de coup qu'on aimerait voir plus souvent à l'OM. On se rappelle de l'intégration express de Gouiri l'été dernier, c'est un peu la même histoire. Sauf que Timber, lui, on pourrait bien le garder vu que son contrat au Feyenoord expire en juin.

Nwaneri, le pétard mouillé

Le gamin d'Arsenal, on y a cru. Franchement. Sa frappe contre Lens, c'était du caviar. Et puis... plus grand-chose. Des statistiques correctes sur le papier, mais une impression de nonchalance qui colle à la peau. Beye l'a recadré publiquement il y a quinze jours (gentiment, mais quand même), et l'a laissé sur le banc à Monaco. Le comble : son prêt est indexé sur son temps de jeu, plus il joue moins l'OM paie, et le coach préfère quand même s'en passer.

En juin, Nwaneri retourne à Arsenal. Il aura au moins vécu six mois qui lui paraîtront six ans de carrière, entre le Vélodrome, les sifflets et les remises en question. C'est formateur, on va dire.

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Abdelli et Nnadi, les fantômes du vestiaire

On entre dans le flou artistique. Abdelli, ciblé à l'origine pour l'été, est arrivé en catastrophe parce que l'OL rôdait autour. Sauf que De Zerbi est parti entre-temps, et le profil de l'Angevin ne colle pas vraiment avec ce que Beye veut mettre en place. Sa titularisation en Coupe de France contre Toulouse (2-2, éliminés aux tirs au but) a laissé le staff sur sa faim. Au club, on parle de « pics d'intensité » ces dernières semaines. C'est le genre de formule polie qui veut dire qu'on cherche encore le mode d'emploi.

Pour Nnadi, Beye a été cash : « Je suis très satisfait de son état d'esprit, de son apport défensif. Mais dans un milieu à deux, il faut être capable d'apporter en seconde ligne. » Le Nigérian attend son tour, noyé dans un effectif qui compte sept ou huit milieux. Pas simple de se faire une place quand la file d'attente ressemble à celle du ferry pour la Corse en août.

L'été réglera les comptes

Le vrai sujet, c'est ce qui se passe en juin. Nadir part libre, Vermeeren et Nwaneri rentrent de prêt, et Höjbjerg comme Kondogbia pourraient tenter un dernier défi ailleurs. Si le grand ménage a bien lieu, Abdelli et Nnadi (sous contrat jusqu'en 2030, quand même) auront enfin de l'air pour respirer. Encore faut-il qu'ils convainquent d'ici là que l'investissement n'était pas juste une opération "pas cher, pourquoi pas".

Quatre recrues en janvier pour un milieu sinistré. Un seul qui a pris. C'est le ratio habituel des mercatos d'hiver à l'OM, finalement. On connaît la chanson.