On s'en souvient : en janvier, le milieu de terrain était le grand chantier. Le départ libre de Rabiot le 1er septembre avait laissé un trou que personne n'avait réussi à combler. Alors Benatia a sorti le carnet de chèques (enfin, façon de parler, vu les montants) et ramené quatre joueurs. Quinten Timber, Ethan Nwaneri, Himad Abdelli, Tochukwu Nnadi. Quatre milieux. En plein hiver. Pour un secteur déjà bien garni par ailleurs. Trois mois plus tard, le constat est rude : un seul a vraiment pris.
Timber, la bonne pioche à 4,5 M€
Lui, on ne va pas se plaindre. Arrivé en bisbille avec Van Persie au Feyenoord, Timber a posé ses valises et n'a plus bougé du onze depuis sa première face à Lens fin janvier. Le Néerlandais fait le taf sans faire de bruit : bon corps en opposition, projections bien senties, régularité de métronome. 4,5 M€ pour un joueur de ce calibre, c'est le genre de coup qu'on aimerait voir plus souvent à l'OM. On se rappelle de l'intégration express de Gouiri l'été dernier, c'est un peu la même histoire. Sauf que Timber, lui, on pourrait bien le garder vu que son contrat au Feyenoord expire en juin.
Nwaneri, le pétard mouillé
Le gamin d'Arsenal, on y a cru. Franchement. Sa frappe contre Lens, c'était du caviar. Et puis... plus grand-chose. Des statistiques correctes sur le papier, mais une impression de nonchalance qui colle à la peau. Beye l'a recadré publiquement il y a quinze jours (gentiment, mais quand même), et l'a laissé sur le banc à Monaco. Le comble : son prêt est indexé sur son temps de jeu, plus il joue moins l'OM paie, et le coach préfère quand même s'en passer.
En juin, Nwaneri retourne à Arsenal. Il aura au moins vécu six mois qui lui paraîtront six ans de carrière, entre le Vélodrome, les sifflets et les remises en question. C'est formateur, on va dire.