Medina secoue le vestiaire : unis ou en guerre

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Tu connais déjà la chanson, on te la sert depuis dimanche soir. Deux-zéro à Lorient, une attitude indigne, et depuis, les langues se délient au compte-gouttes. Cette fois, c'est Facundo Medina qui s'y colle. Et à voir la mine et le ton, il vaudrait mieux que certains de ses coéquipiers écoutent.

Dans une prise de parole rapportée par plusieurs médias, l'Argentin a posé le débat à sa manière, frontalement. Il parle de tristesse et de colère, pointe l'attitude de certains et lâche l'ultimatum : on part ensemble à la guerre, ou chacun pour sa chapelle. Pas de demi-mesure. Venant du gaucher de la charnière, pas le plus bavard du groupe habituellement, ça résonne différemment.

Parce que Facundo Medina, c'est pas le genre de mec qui aime entendre le son de sa voix. Dix-sept matchs cette saison, une moyenne à 6,71, un profil de soldat qui bosse et qui ferme sa gueule. Là, il sort du bois. Pas pour parler météo.

"Jouer ensemble ou partir en guerre", en substance. L'Argentin rappelle aussi la cible : la Ligue des Champions. L'ambition qu'il a signée, pas celle d'un club qui termine 7e en traînant des pieds sur les quatre derniers matchs. Il réclame du respect pour le maillot. Difficile de lui donner tort.

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Le contexte, tu l'as vu grossir toute la semaine. Benatia qui fait son esclandre en zone mixte à Lorient, qui traite la performance de scandale et consigne les joueurs à la Commanderie pour quatre semaines. Des proches de joueurs qui parlent d'esprits essorés, de têtes déjà parties vers un prochain club. Beye qui change de discours en interne. Un vestiaire décrit comme fracturé, fracassé par les recadrages à répétition.

Medina arrive donc dans ce bordel avec son ton direct de Sud-Américain qui ne recule pas. Est-ce qu'il relaie le message de la direction ? Est-ce qu'il prend de l'avance sur un rôle de leader qu'on lui promet pour la saison prochaine ? Peu importe. Ce qui compte, c'est que quelqu'un, parmi les joueurs, ait enfin dit à voix haute ce qui se chuchotait depuis une semaine.

Quatre matchs, dont la réception de Nice dimanche. Quatre matchs pour sauver une qualification européenne qui ressemble à un mirage. Quatre matchs pour que les mots de Medina soient suivis d'actes. Parce que des déballages médiatiques, on en a bouffé à Marseille. Ce qu'on attend maintenant, c'est quatre-vingt-dix minutes où onze mecs courent ensemble. Pas trop demander, non ?

Rendez-vous dimanche soir pour voir si l'appel a porté. Et un coup d'œil au classement Ligue 1 pour mesurer ce qui se joue réellement.