On le savait, on le sentait, et il se murmurait déjà des choses. Mais cette fois, c'est Frank McCourt en personne qui pose les mots. Medhi Benatia quittera son poste de directeur du football de l'OM à l'issue de la saison 2025-2026. Pas de pirouette, pas de démenti, pas de "on verra". C'est acté.
La chronologie d'un divorce annoncé
Tout remonte au 15 février. Une semaine après le limogeage de Roberto De Zerbi, Benatia posait sa démission sur la table. À l'époque, personne n'avait vraiment compris si c'était un coup de sang ou une décision mûrie. Quelques jours de flottement, puis McCourt est intervenu en personne. D'après Le Phocéen et Foot Mercato, le propriétaire américain a négocié directement avec Benatia pour qu'il reste jusqu'au terme de son contrat. Une question de continuité : pas question de laisser le navire sans directeur sportif en pleine course au podium.
Benatia a accepté. Il finira le boulot. Mais la page est déjà en train de se tourner.
Un bilan contrasté
Difficile de juger le passage de Benatia à la tête du sportif sans le replacer dans son contexte. Arrivé dans un club en reconstruction permanente, l'ancien défenseur international a piloté des mercatos ambitieux (parfois trop ?), attiré De Zerbi puis géré son départ, et accompagné la montée en puissance de Habib Beye sur le banc. Il a aussi subi les turbulences d'un club où chaque décision est disséquée par une ville entière.
Les supporters l'aimaient bien, Benatia. Son côté franc du collier, sa connaissance du vestiaire, ses coups de gueule assumés. Mais quand le directeur sportif démissionne une semaine après avoir viré l'entraîneur qu'il avait lui-même choisi, ça dit quelque chose sur l'état des relations en interne.
Et après ?
McCourt ne perd pas de temps. D'après But Football Club, le club a déjà identifié des candidats pour succéder à Benatia et piloter le mercato estival. Le profil recherché reste flou, mais avec Stéphane Richard fraîchement installé à la présidence, on imagine que le prochain directeur sportif devra s'inscrire dans une logique plus structurée. Moins d'instinct, plus de process. Moins de coups de fil à 23h, plus de tableaux Excel.
C'est la fin d'un chapitre, et comme souvent à l'OM, on tourne la page avant même de l'avoir lue en entier. Six journées de championnat à jouer, un podium à accrocher, et un mercato à préparer sans le type qui devait le faire. Bienvenue dans la normalité olympienne.