On en a déjà parlé. Beaucoup. L'annonce du 8 avril, la présentation officielle, les critiques, l'étoile sacrifiée, la colère des supporters. Onze jours après le dîner officiel, l'émotion est retombée d'un cran, et on commence à voir ce que le club prépare vraiment.
Premier point, et c'est confirmé côté sportslogos : l'adoption ne se fera pas dans la foulée. Le nouvel écusson n'apparaîtra pas sur le maillot domicile avant la saison 2026-2027. Les tenues actuelles continuent donc leur vie jusqu'en mai, ce qui laisse au club le temps de préparer la suite sans brûler les stocks. Malin, ou prudent selon qu'on a la foi ou pas.
Derrière le graphisme, il y a aussi tout un univers à déployer. La couleur principale, le fameux « Bleu Marseille », n'est pas qu'un coup de peinture. C'est une synthèse inédite entre les bleus historiques du club et ceux de la ville, pensée pour devenir une signature visuelle. Traduction : dans quelques mois, on va le voir partout. Dans les vestiaires, sur les goodies, sur les supports officiels, peut-être même sur des façades du Vélodrome. Le club veut une cohérence totale sur toutes les surfaces.
Le travail n'est pas non plus tombé du ciel. Le cabinet de design a bossé dessus pendant vingt-quatre mois. Deux ans pour pondre le douzième blason de l'histoire du club, c'est long, c'est cher, et ça explique pourquoi la direction ne veut rien lâcher maintenant, malgré les cris. Quand tu investis autant sur une refonte identitaire, tu ne fais pas machine arrière parce que Diawara a posté un smiley.