"J'en ai vu des logos, mais des logos aussi laids, jamais." Quand le maire de Marseille balance ça en plein direct, ça claque. Benoît Payan a remis le couvert ces dernières heures contre le nouveau blason de l'OM, parlant cette fois d'une "erreur majeure" et réclamant carrément à la direction de le remplacer. Trois semaines après le dévoilement officiel, la polémique sur l'identité visuelle ne retombe pas. Au contraire.
Petit retour en arrière
Le club a présenté son 12e écusson le 8 avril, lors du gala de la fondation. Successeur du logo de 2004, après vingt-deux ans de bons et loyaux services, le nouveau blason fusionne plusieurs éléments de l'ADN visuel marseillais : la structure du M de 1899, le cerclage blanc de 1973, les courbures de 1986 et le double cerclage de 1993. La devise "Droit au But" reste, l'étoile gagnée à Munich aussi. Une nouvelle teinte baptisée "Bleu Marseille" est censée synthétiser le ciel, les calanques et les plaques de rue. Une typographie maison, "OM Marseille", complète l'ensemble.
Le directeur général Alessandro Antonello a justifié la refonte par les usages numériques actuels, absents en 2004 quand le précédent écusson avait été dessiné. Le nouveau blason ornera les maillots à partir de la saison 2026-2027.
La séquence Volkswagen
Le hic, c'est que le visuel a vite été tourné en dérision. Volkswagen s'est même offert un petit chambrage en postant le nouveau logo à l'envers, façon retourné acrobatique : "Amis marseillais, les retournés, d'habitude, c'est sur les terrains." Quand un constructeur automobile allemand vient te chercher sur le terrain de l'identité graphique, c'est rarement bon signe.