On le sent venir, le grand rendez-vous de juin. Alban Juster a pris la parole sur l'avenir d'Habib Beye et le message tient en deux temps. Premier temps : la confiance. "Je suis très heureux de l'avoir", lâche le président intérimaire, qui décrit un coach "amoureux du club" et connaisseur de la région. Deuxième temps : la prudence. Pas de promesse au-delà de ce que dit le contrat.
Et le contrat, justement, court jusqu'au 30 juin 2027. Pas de flou juridique, pas de situation précaire. Beye a un bail, et Juster n'a aucune raison de le remettre en question. Du moins pas aujourd'hui.
La méthode Juster : attendre avant de trancher
Le nouveau patron adopte une ligne claire : on fait le point en fin de saison, en fonction des résultats et "des volontés de chacun". Formule diplomatique qui laisse la porte ouverte dans les deux sens. Si l'OM finit sur le podium et décroche la C1, difficile de toucher à quoi que ce soit. Si la saison dérape, le contrat ne sera pas un bouclier suffisant.
C'est aussi une façon de mettre tout le monde face à ses responsabilités. Beye sait ce qu'il doit livrer. La direction sait ce qu'elle a promis. Et les supporters, eux, savent que rien n'est acquis à Marseille. Jamais.