Greenwood invisible contre les gros : 50M pour ça ?

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Un but. Un seul petit but en neuf matchs face au top 8 de Ligue 1. Zéro passe décisive. Le bilan de Mason Greenwood dans les rendez-vous qui comptent, c'est celui d'un joueur qui n'y est pas. Contre Lyon, contre Lille, contre Monaco : fantôme. Comme si le niveau de l'adversaire suffisait à le faire disparaître.

Et pourtant, les chiffres bruts racontent une autre histoire. Quinze réalisations en championnat, une moyenne FotMob de 7,66, des expected goals pulvérisés (15 buts réels pour un xG cumulé de 12,07). Sur le papier, l'Anglais surperforme. Il plante contre Metz, il martyrise Montpellier, il fait la différence contre les promus. Mais dès que ça se corse, dès que la défense en face sait ce qu'elle fait, Greenwood se mue en spectateur.

50 millions, mais pour qui ?

C'est là que le mercato entre en jeu. D'après Goal, la Juventus pousse fort et envisagerait un montage qualifié de "pharaonique". L'Atlético de Madrid reste en embuscade. La cote de l'Anglais a bondi de 48% en neuf mois selon Sportune, passant de 35-41 millions à 44-50 millions d'euros. Acheté 26 millions à l'été 2024, Greenwood représente une plus-value évidente pour l'OM. En apparence.

Parce qu'il y a le piège. Manchester United récupère 40% du montant de revente. Sur une transaction à 50 millions, 20 repartent à Old Trafford. L'OM empoche 30, en a déboursé 26. La "plus-value" fond comme neige au soleil. Pour un joueur qui a porté l'attaque pendant deux saisons, c'est un peu court.

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"Il a fait le tour"

Mathieu Grégoire de L'Équipe ne prend pas de gants : Greenwood "a fait à peu près le tour à l'OM", et le courant ne passe plus avec la direction sportive. Ce n'est pas une question de talent, personne n'a jamais contesté les deux pieds qui claquent et cette capacité à débloquer un match sur un crochet. C'est une question de projet. De timing. Et peut-être de cette nonchalance qui rend dingue, celle qui le fait marcher quand il faudrait presser, qui l'efface des soirées où l'enjeu exige un peu plus que du talent brut.

En Ligue des Champions, curieusement, le bilan est plus flatteur : 3 buts et 1 passe décisive en 8 matchs. Comme si le prestige de la compétition suffisait à le sortir de sa torpeur. Mais en Ligue 1, quand il faut gratter des points contre des adversaires directs pour le podium, l'Anglais se volatilise.

Vendre avant que la cote baisse

L'OM se retrouve dans un cas de figure classique : un joueur dont la valeur marchande ne reflète pas totalement ce qu'il apporte dans les matchs décisifs, mais qui reste monnayable. Le genre de dossier où il faut vendre au bon moment, avant que les acheteurs ne regardent les stats détaillées d'un peu trop près.

Si Greenwood ne se montre pas dans les cinq dernières journées, face à des adversaires plus coriaces que Metz, cette cote à 50 millions pourrait bien dégonfler. Et la fenêtre pour réaliser une bonne opération se refermera avec elle.