Quand un joueur à 16 buts et 6 passes en championnat ne figure même pas dans le groupe pour la réception de Nice, ça ne passe pas inaperçu. Officiellement, Mason Greenwood souffre de la cuisse. Officieusement, c'est plus compliqué que ça. Et tout le monde l'a senti.
Beye plante le décor
En conférence d'avant-match, Habib Beye avait déjà mis les choses au clair sur le cas de son ailier anglais. Pas de soutien appuyé, pas de phrase rassurante, juste un constat froid sur l'état physique du joueur. Après le 1-1 contre Nice, le coach a remis une couche en disant que Greenwood n'était pas en mesure d'aider l'équipe ce soir-là. Traduction libre du marseillais : on n'allait pas s'embêter avec un joueur qui n'a pas la tête au boulot.
Selon Le Phocéen et Foot Marseille, l'absence du banc tient autant à un accrochage en interne qu'à la cuisse douloureuse. Plusieurs médias anglais (Goal, africasoccer.com) parlent depuis des semaines d'une "nonchalance" qui agace le staff. Greenwood ferait ce qu'il veut à l'entraînement, bénéficierait de traitements particuliers et aurait, dixit la presse anglaise, "baissé les bras" pendant la débâcle de Lorient. Pas le genre d'image qu'un capitaine de soirée a envie de voir dans son vestiaire.
Le précédent De Zerbi
Le malaise n'est pas neuf. Sous Roberto De Zerbi, déjà, on évoquait des tensions, des absences à des séances, un joueur traité différemment. À l'époque, on fermait les yeux parce que Greenwood marquait. Et on se disait qu'avec un coach exigeant comme De Zerbi, l'Anglais finirait par rentrer dans le rang.