Gomes : retour à l'OM cet été ? Wolves relégué

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C'est devenu officiel ce week-end. Wolverhampton est mathématiquement relégué en Championship, après 33 journées de Premier League et un bilan famélique de 17 points. 20e au classement, 16 longueurs derrière le premier non-relégable : il n'y a plus rien à sauver.

Et ça, pour l'OM, c'est peut-être une bonne nouvelle déguisée.

Un prêt qui tourne court

Rappelons le scénario. En février dernier, Angel Gomes quitte Marseille pour tenter l'aventure anglaise, sous forme de prêt avec option d'achat. L'opération sonnait comme un soulagement pour le club à l'époque : des économies sur la masse salariale, un joueur qui n'avait jamais vraiment convaincu sur la durée, et la perspective d'une vente sèche cet été si les Wolves levaient la clause.

Dix matchs plus tard, le plan a pris l'eau. Gomes n'a pas été transcendant en Premier League (ça n'a sauvé ni lui ni son club), et surtout Wolverhampton va jouer en deuxième division anglaise la saison prochaine. Dans ces conditions, aucun club relégué ne lève une option d'achat à plusieurs millions pour un milieu offensif qui n'a pas fait la différence. C'est juste économiquement impossible.

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Et maintenant ?

Le contrat de Gomes avec l'OM court encore jusqu'en 2028. Donc dès juillet, sauf miracle administratif, il reprend le chemin de la Commanderie. Avec quelle étiquette ? Bonne question.

Le garçon reste un joueur intéressant sur le papier : libre à Lille, arrivé à l'été 2025 sans indemnité, désormais valorisé par une saison (modeste) en Premier League. Mais on connaît la chanson marseillaise avec les retours de prêt. Parfois ça donne une seconde chance réussie, parfois ça donne un vestiaire encore plus encombré en attendant qu'un club accepte de le reprendre.

La direction va devoir trancher vite. Le mercato OM de l'été s'annonce déjà dense entre les départs annoncés et les profils à recruter, et gérer un joueur qui revient d'un prêt raté est rarement la priorité numéro un. Soit on lui offre une vraie place dans le projet sportif, soit on cherche activement un autre club pour récupérer quelques millions.

Le paradoxe salarial

Petit détail qui fait mal : d'après les révélations de ce début avril, Gomes touche environ 400 000 euros mensuels chez les Wolves, soit trois fois son salaire marseillais. Autant dire que la question de la renégociation va se poser immédiatement en cas de retour. L'OM ne remettra pas 400 briques par mois sur la table pour un joueur dont elle s'est séparée il y a quatre mois. Le joueur, lui, aura pris goût aux standards anglais.

Bref : sur le papier une bonne affaire pour nous (on récupère un joueur sans débourser un centime), en pratique un dossier politique et financier de plus à gérer. Reste à savoir si Beye ou son successeur sauront en faire quelque chose.