Déficit record : l'OM contraint de vendre cet été

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DNCG, le retour. Et cette fois, le gendarme financier va trouver un trou de 104,788 millions d'euros sur l'exercice 2024-2025. Pas une projection, pas une estimation : un déficit net validé. Le pire de l'ère McCourt et le premier à franchir la barre symbolique des cent millions.

Le contexte aide à comprendre sans excuser. La saison concernée par ces comptes, c'est celle SANS Europe (2024-2025) : recettes hors transferts en chute de 34%, une pilule très salée. Pendant ce temps, la masse salariale a continué de grimper (153,6 M€, +3% sur l'année), portée notamment par les arrivées de l'été 2024. Les droits TV nationaux n'ont pas suivi non plus. Résultat sec : depuis l'arrivée de McCourt en 2016, le club a accumulé environ 570 millions de pertes cumulées. Près de 60 millions par saison. Mathématiquement intenable.

Trois ventes, cent millions, et basta

McCourt a tranché. Plus de chèque-cadeau, plus de rallonge venue de Boston. Le futur directeur sportif, dont la nomination tarde toujours après le départ de Benatia, devra fonctionner avec un mandat radical : vendre avant d'acheter, cibler des profils à forte valeur ajoutée, raisonner en marge brute plus qu'en effet d'annonce. Et les noms qui circulent ne laissent plus beaucoup de place au doute.

Mason Greenwood est valorisé autour de 55 millions, Igor Paixão à 35, Amine Gouiri à 28. Trois départs, et c'est 100 millions cash dans les caisses. McCourt soulagé, DNCG soulagée, et un effectif vidé d'un coup de ses meilleurs offensifs au moment précis où on espère revenir au sommet. Stratégie comptable parfaite, équation sportive cauchemardesque.

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La C1, plus une cerise mais une obligation

Voilà aussi pourquoi la qualification en Ligue des Champions n'est plus un bonus mais un impératif comptable. Sans elle, l'apport UEFA (50 à 80 millions selon le parcours) disparaît, et même la vente de Greenwood ne suffirait plus à boucher le trou. Le prochain passage devant la DNCG ne serait alors plus une formalité, mais un examen de passage. Et accessoirement, ce déficit abyssal envoie un signal négatif aux investisseurs qui sondaient le club ces derniers mois pour entrer au capital. Difficile de vendre cher quand les comptes hurlent.

Le classement Ligue 1 actuel (4e, position de barragiste plutôt que phase de ligue directe) ne suffit déjà plus à rassurer. Quant au mercato OM à venir, il s'annonce comme un grand vide-grenier déguisé en stratégie de trading. Reste à savoir lequel des trois noms partira en premier, et combien il en restera à la rentrée pour faire vivre le projet sportif. À Marseille, on connaît la chanson : on nous parle d'avenir, on découvre les soldes.