C1 : l'OM empoche 53 M€ de primes cette saison

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53 millions d'euros. C'est ce que l'UEFA va verser à l'OM pour sa campagne 2025-2026 en Ligue des champions, d'après le classement détaillé publié par Sportune. Pas le jackpot des cadors, mais pour un club qui regardait la grande Coupe aux jumelles il n'y a pas si longtemps, c'est déjà un paquet de billets qui rentre à la Commanderie.

On se classe précisément 21e de cette hiérarchie des primes, à égalité avec le Bodø/Glimt et juste derrière Newcastle et Benfica (54 M€ chacun). Devant, la machine à cash habituelle tourne à plein régime : le Bayern culmine à 138,5 M€, Arsenal suit à 134,5 M€, et le PSG partage la troisième place avec Liverpool à 120,5 M€. L'écart avec le haut du tableau est énorme. Il n'a rien d'une surprise non plus.

La mécanique des primes, en trois tiroirs

L'UEFA a structuré sa redistribution autour de trois piliers. Le premier est fixe : 18,6 M€ de prime de participation pour chaque club qualifié, versés dès l'entrée dans la compétition. Le deuxième, lié aux résultats sur le terrain, valorise chaque victoire en phase de ligue à 2,1 M€ et chaque match nul à 700 000 €. S'ajoutent les primes de qualification : 11 M€ pour les huitièmes, 12,5 M€ pour les quarts, 15 M€ pour le dernier carré.

Le troisième pilier, plus abstrait, s'appelle la "valeur". Il combine le coefficient UEFA sur dix ans et le poids du marché TV national. C'est là que les clubs français grattent quelques millions de plus que leurs homologues néerlandais ou portugais. La valorisation des droits de la Ligue 1 par Canal+ reste supérieure à celle de nombreux autres marchés européens, et ça remonte directement dans l'enveloppe UEFA. Le PSG, l'AS Monaco (55 M€) et nous-mêmes en profitons mécaniquement.

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53 M€, ça change quoi pour les comptes OM ?

Beaucoup, soyons honnêtes. L'OM traîne depuis des années un modèle économique bancal, avec des exercices déficitaires chroniques, un mercato financé à coups de ventes d'urgence et une masse salariale toujours un peu trop haute. Dans ce contexte, 53 M€ d'argent frais UEFA, c'est loin d'être anecdotique. C'est presque l'équivalent d'un été de mercato entrant bien calibré, ou de quoi solder quelques dossiers qui traînent au bilan.

Reste à savoir ce que Stéphane Richard, installé depuis peu à la présidence, va faire de cette manne. Et surtout avec qui : Benatia s'en va, le poste de directeur sportif est vacant, et c'est ce duo-là (un président tout frais, un DS encore à nommer) qui va piloter l'été. Autant dire qu'on aborde un mercato charnière avec une direction sportive en reconstruction, et un chéquier qui, pour une fois, n'est pas vide. Réinvestir dans l'effectif pour viser plus haut la saison prochaine ? Assainir les comptes pour préparer la fenêtre mercato 2027 ? Les deux, probablement, selon ce que le nouveau DS, quand il sera là, aura comme feuille de route. Il reste d'ailleurs 25 M€ à distribuer par l'UEFA sur les derniers tours, dont 18,5 M€ pour les deux finalistes et 6,5 M€ bonus pour le vainqueur. Ceux-là ne nous concernent plus, on peut les laisser aux grands.

On connaît la chanson à Marseille : l'argent UEFA ne reste jamais longtemps sur le compte. Mais cette fois, au moins, il y est rentré.