D'habitude, Habib Beye joue la mesure et le respect des journalistes. Ce jeudi, à la veille du déplacement à Nantes, il a changé de registre. Le coach marseillais a pris la conférence de presse à bras le corps pour démonter ce qu'il qualifie de « mensonges » autour des prétendues fractures du vestiaire.
La ligne est nette. Il y a des tensions dans tout groupe professionnel, à Marseille comme ailleurs, et confondre ça avec une désunion relève d'un manque de rigueur journalistique. D'après RMC Sport, Beye a balayé d'un revers de main les récits qui circulent depuis quelques semaines. La Provence rapporte la même petite musique : « la tension et la pression existent tout le temps dans un vestiaire ». Sa position : quand tu signes à l'OM, tu signes pour assumer ça aussi.
Le cas Medina, encore et toujours
Beye en a profité pour défendre Facundo Medina, redevenu malgré lui le visage des polémiques internes. Le défenseur argentin a multiplié les sorties médiatiques ces dernières semaines, et le coach refuse qu'on en fasse une preuve de désordre. Chaque joueur a le droit d'exprimer ses sentiments, dit-il en substance. Tant que ça ne déteint pas sur la cohésion en match, ce n'est pas l'affaire du staff de jouer les commissaires politiques.
Le message vise autant l'extérieur que l'intérieur. Beye sait que ses joueurs lisent et écoutent ce qui se dit. Il prend la balle à leur place pour qu'ils restent concentrés sur les deux dernières journées.