Trois défaites en sept matchs. C'est le bilan de Habib Beye sur le banc de l'OM, et c'est le genre de chiffres qui alimentent toutes les discussions d'après-match, de comptoir en plateau télé.
Le cas Beye, entre passion et bilan comptable
Personne ne remet en cause la sincérité de l'homme. Beye aime l'OM, il le clame à chaque conférence de presse, et ça se voit. Il connaît la maison, il a la passion chevillée au corps, il a accepté de se mettre en première ligne après des années à commenter les erreurs des autres. Ça mérite du respect.
Mais le football professionnel ne fonctionne pas au mérite affectif. Et quand L'Équipe publie une analyse titrée "un impact mineur", ça fait mal. Les chiffres sont là : le jeu ronronne, les cadres sont défaillants, et l'OM a glissé dans la hiérarchie avant de remonter à la troisième place sans vraiment convaincre. Le podium tient, mais il tient par les résultats à domicile et par les faux pas des concurrents, pas par la force de conviction des prestations marseillaises.
220 000 euros par mois, le chiffre qui fâche
La fuite de son salaire a mis le feu aux poudres. 220 000 euros bruts mensuels, ça fait de Beye le troisième entraîneur le mieux payé de Ligue 1, derrière Luis Enrique au PSG et Paulo Fonseca à Lyon. Pour un coach qui était à 90 000 euros à Rennes, c'est un sacré bond. Daniel Riolo a proposé une alternative : un salaire de base plus modeste avec des primes conséquentes en cas de top 3. L'idée a du sens quand on voit le décalage entre la rémunération et les résultats.