L'odeur du calcio commence à flotter sérieusement autour de Leonardo Balerdi. Plusieurs sources italiennes, relayées par Football Club de Marseille et Le Phocéen, confirment ce qu'on sentait monter depuis quelques semaines : la Roma de Gian Piero Gasperini fait du défenseur argentin une priorité pour son mercato estival.
Le pari du retour de l'élève
Le détail qui change tout, c'est le coach. Gasperini connaît Balerdi par cœur. Quand il dirigeait l'Atalanta, il avait déjà coché son nom et envisagé de le recruter. À l'époque, le dossier ne s'était pas concrétisé. Aujourd'hui, parti s'installer sur le banc romain, l'entraîneur italien aurait remis le profil sur sa liste courte. Pour quelqu'un qui aime les défenseurs centraux capables de relancer proprement et de jouer haut, l'Argentin coche pas mal de cases.
D'autant que Gasperini cherche à reconstruire une charnière à son image. Verticale, agressive, prête à monter dans la surface adverse. Le profil Balerdi s'inscrit dans cette logique. Et l'AS Roma, contrairement à beaucoup de clubs italiens en ce moment, a les moyens d'aller au bout d'un dossier à 25-30 millions d'euros.
Le prix de la séparation
Côté marseillais, l'enveloppe est désormais publique. Plusieurs médias (Top Mercato, OM Mercato, 90min) parlent d'une fourchette entre 25 et 30 millions d'euros. Pour un capitaine arrivé en 2020 dans l'anonymat d'un prêt de Dortmund, racheté quatre millions à l'époque, c'est une opération financière magnifique. Mais Marseille ne brade pas non plus. Pour un défenseur central de 27 ans avec encore deux ans de contrat, il y a moyen de tirer le maximum.
Selon Eurosport et Foot Marseille, la séparation est désormais "actée" entre les deux parties. Le joueur aurait même fait la promesse, d'après Livefoot, de tout donner sur les quatre derniers matchs pour partir par la grande porte. À voir si la prestation moyenne contre Nice (1-1) entre dans ce qu'il appelle "tout donner". On sera intransigeants.
Six saisons, un brassard, et après ?
Six saisons à l'OM, ça laisse forcément des traces. Balerdi, c'est le mec qui a connu les coachs à la pelle, les présidents qui passent, les promesses européennes qui s'effondrent. Et qui a quand même fini par s'installer comme cadre, puis comme capitaine. Cette saison, il a joué 29 matchs avec une moyenne de 6,83 selon les notes Athletixa. Pas exceptionnel, mais constant. Le genre de joueur dont on découvre la valeur réelle quand il n'est plus là.
Le départ programmé pose une question sensible : qui reprend le brassard ? Habib Beye devra trancher cet été et le casting est mince. Aubameyang ? Trop sur le départ probable lui aussi. Højbjerg ? Plus si simple non plus. Rulli ? Possible. Le club entre dans une phase de transition complète, et perdre simultanément ses deux ou trois cadres historiques, c'est rarement une bonne nouvelle pour la stabilité.
Les Italiens, eux, sont à l'affût. La Roma mène, mais on évoque aussi un intérêt latent côté Atalanta et de quelques autres clubs européens. Reste à savoir si Gasperini aura les coudées franches pour attaquer le dossier dès l'ouverture du marché. Quand un coach veut un joueur depuis plusieurs années, en général, il finit par l'avoir. Surtout en Italie, où la persévérance fait partie du jeu.