On en apprend de bonnes plusieurs mois après. D'après L'Équipe, repris par 90min et Foot Sur 7, l'Atlético Madrid et le Bétis Séville ont tous les deux tenté de récupérer Pierre-Emerick Aubameyang lors du mercato hivernal de janvier. Pablo Longoria a dit non. Deux fois. Sans hésiter.
L'info a de quoi faire tousser. Au moment des offres, Auba enchaînait les matchs sans toujours convertir, et une partie du Vélodrome commençait à douter. Neuf buts en vingt-sept apparitions de Ligue 1, ratio honnête mais pas flamboyant pour un type habitué aux saisons à trente pions. Sauf qu'à 36 ans, le Gabonais reste l'unique vraie référence de l'attaque marseillaise. Le club l'avait fait revenir l'été dernier avec un contrat jusqu'en juin 2027. Le laisser filer après six mois, c'était se priver d'un cadre en plein sprint pour l'Europe.
La logique de Longoria tient en une phrase : pas question d'amputer l'attaque en plein hiver. Le mercato d'hiver venait justement d'amener Amine Gouiri (sept buts, trois passes décisives en dix-neuf matchs) pour densifier le secteur. Mais Longoria voulait Auba ET Gouiri, pas l'un OU l'autre. Avec une saison disputée jusqu'au bout pour les places européennes, sortir un buteur à mi-saison n'avait aucun sens sportif. Tant pis pour l'opportunité financière offerte par les Espagnols.
Côté Aubameyang, on imagine la tentation : retour à Madrid, où Diego Simeone aime ses vieux briscards, ou aventure andalouse au Bétis avec Manuel Pellegrini, qui sait utiliser ce profil-là. Une dernière grande pige à l'étranger, peut-être. Mais Auba n'a jamais fait le forcing public, et c'est tout à son honneur. Il est resté pro, il a continué à porter le brassard quand on le lui demandait, il n'a rien pleuré dans les médias.