Comme si la défaite à Monaco ne suffisait pas. Himad Abdelli est sorti touché à la cheville droite samedi soir au Louis II, et les premières images n'avaient rien de rassurant. Le milieu de terrain a quitté la pelouse en grimaçant, soutenu par le staff médical. Aucun diagnostic officiel n'a filtré pour l'instant, mais l'inquiétude est réelle.
Le timing est cruel. Abdelli commençait enfin à trouver sa place dans l'entrejeu marseillais. Arrivé au mercato d'hiver en provenance d'Angers pour 2,8 millions d'euros, le natif de Lyon n'avait pas débarqué avec des projecteurs braqués sur lui. Pas de vidéo de présentation clinquante, pas de déclarations tonitruantes. Juste un milieu qui court, qui gratte, qui avance le ballon proprement. Le genre de profil qu'on sous-estime jusqu'au jour où il manque.
Dix-sept matchs cette saison (dont ses dernières semaines avec Angers), deux buts, une note moyenne de 6,9 : les chiffres ne racontent qu'une partie de l'histoire. Ce qu'ils ne disent pas, c'est que Beye avait commencé à le titulariser régulièrement, que son entente avec Traorè au milieu prenait forme, et que l'équipe tournait mieux avec lui sur le terrain.
Le problème, c'est que ce n'est pas la première alerte physique pour Abdelli. L'été dernier, il avait subi une opération d'hernie à Angers qui l'avait éloigné des terrains pendant plus d'un mois. Quand il a signé à l'OM en février, il n'avait plus joué en compétition depuis des semaines. Ce profil de fragilité inquiète, surtout à un moment de la saison où chaque match compte.