Il y a cinq jours, on vous racontait que McCourt ouvrait la porte aux investisseurs avec un prix fixé à 1,2 milliard d'euros. Le genre de chiffre qui fait fuir tout le monde, sauf peut-être un émir égaré. Depuis, la donne a changé. Et pas qu'un peu.
Daniel Riolo a lâché l'info sur RMC : McCourt accepterait 500 millions. Cinq cents. Pas 1,2 milliard, pas 800, pas 600. Cinq cents millions d'euros, un chiffre qui colle d'ailleurs à l'évaluation Forbes du club (594 millions). Quand un vendeur divise son prix par deux en moins d'une semaine, c'est qu'il veut vraiment vendre. Ou qu'il a besoin de liquidités.
Et c'est probablement les deux. Selon plusieurs sources, McCourt chercherait à lever des fonds pour financer "Project Liberty", son projet technologique aux États-Unis autour de la décentralisation d'Internet. L'OM, dans cette stratégie, n'est plus un investissement d'avenir. C'est un actif à monétiser. On peut trouver ça cynique, mais au moins c'est clair.
Côté repreneurs, les pistes se précisent. Le prince Al-Walid ben Talal (Arabie Saoudite), des fonds nord-américains et des intérêts qataris sont mentionnés par Foot sur 7. Plus surprenant : McCourt envisagerait aussi une cession partielle. Un investisseur minoritaire pourrait acquérir 30% des parts pour environ 400 millions, sans que l'Américain lâche les commandes. Le beurre et l'argent du beurre, version Boston.