« Aujourd'hui, je prends ma retraite en tant que footballeur professionnel. Il pleut, ce n'est pas pour rien. » Samedi soir, à la mi-temps d'OM-Lille, Dimitri Payet a posé les crampons sur le micro de Ligue 1+ et dit ce qu'on refusait d'entendre. À la veille de ses 39 ans, le Réunionnais tire sa révérence. Et si le Vélodrome était mouillé, c'est pas que de la pluie.
Deux fois chez nous
Le Havre, Nantes, Saint-Étienne, Lille, West Ham. Payet a bourlingué, c'est vrai. Mais Marseille, il l'a choisi. Deux fois. 2013 d'abord, quand il débarque et allume sa première lucarne. 2017 ensuite, quand il claque la porte de la Premier League pour revenir. Qui fait ça ? Qui refuse l'Angleterre et son argent pour rentrer au Vélodrome ? Lui. Neuf saisons au total, 326 matchs, 78 buts. Le genre de chiffres qu'on grave quelque part.
Le meilleur passeur de l'histoire
On parle souvent de ses coups francs (et on a raison, celui contre la Roumanie à l'Euro 2016, on le revoit encore au ralenti quand ça va pas). Mais Payet, c'est d'abord un passeur. Environ 160 offrandes en Ligue 1 sur l'ensemble de sa carrière, record historique du championnat. 492 matchs en L1 avec quatre clubs. 100 buts et 100 passes décisives dans l'élite. Le genre de double centaine qui place un joueur dans une catégorie à part.
38 sélections en Bleu, aussi. L'Euro 2016, la France entière derrière lui, ce coup franc contre la Roumanie en ouverture, ces larmes quand la blessure l'a sorti de la finale. On n'a jamais su ce qu'aurait donné cette finale avec lui sur le terrain. On préfère ne pas y penser.