On en parlait hier, quand McCourt ouvrait la porte aux investisseurs. Vingt-quatre heures plus tard, le propriétaire américain passe des signaux discrets à l'interview fleuve. Et cette fois, c'est au Journal du Dimanche qu'il a choisi de se confier. Avec des mots qui ne laissent plus de place au doute.
« Je pense que c'est le moment d'entamer ce processus parce que je veux vraiment que Marseille passe au niveau supérieur. » La formule, on l'a entendue cent fois. Mais la suite est plus concrète : McCourt parle d'investissements supplémentaires, de partenaire stratégique, et surtout d'une volonté affichée de structurer le club différemment. Pas un mot sur une vente totale, mais tout le vocabulaire de celui qui prépare le terrain pour céder une part du gâteau.
Benatia, c'est fini en juin
Sur le dossier Benatia, McCourt a été net. « Après avoir reçu sa démission, je lui ai moi-même demandé de prolonger son préavis et je le remercie d'avoir accepté car c'était essentiel pour terminer la saison. Mehdi est un excellent directeur sportif. Il restera jusqu'à la fin de la saison et ensuite ce sera fini. » Pas d'ambiguïté. Benatia confirmait son départ vendredi, McCourt entérine le tout avec la politesse de circonstance. Merci pour tout, la porte est par là.
Ce qui frappe, c'est la chronologie. Benatia avait posé sa démission, McCourt lui a demandé de rester pour finir le job. Le directeur sportif a accepté par loyauté. Belle histoire, si on la lit vite. En filigrane, on comprend que la rupture date de bien avant mars, et que les derniers mois n'étaient qu'un sursis négocié.