On savait que ça allait arriver. Depuis mi-février et la confirmation de Mehdi Benatia à la direction sportive, Pablo Longoria n'avait plus grand-chose à faire à la Commanderie. Un président sans prérogatives sportives, c'est un capitaine sans gouvernail. Ce lundi 24 mars, l'OM a officialisé ce que tout le monde avait compris : Longoria s'en va.
L'accord a été trouvé entre les avocats des deux parties. Le dirigeant espagnol de 40 ans quitte le club après six années de service, dont cinq à la présidence du directoire. Dans l'histoire récente de l'OM, seuls Vincent Labrune et Bernard Tapie avaient tenu aussi longtemps à ce poste. Ça en dit long sur la valse des présidents dans ce club.
Le bilan sportif ? Trois podiums en quatre saisons complètes. Un retour en Ligue des Champions cette saison. Des recrues qui ont marqué (Greenwood, Aubameyang, Sanchez), d'autres qui ont coûté cher pour pas grand-chose. Le mercato à la Longoria, c'était toujours du spectacle : des noms qui tombent dans tous les sens en août, des coups de génie et des flops à 20 millions. On a vibré, on a pesté, on a espéré. Comme d'habitude à Marseille.
Côté coulisses, la fin a été moins glorieuse. Le feuilleton Benatia de mi-février a tout précipité. Frank McCourt a tranché : c'est Mehdi qui gère le sportif. Longoria s'est retrouvé avec un rôle "institutionnel", autant dire un bureau avec vue et rien à signer. Le genre de situation que personne n'accepte quand on a son tempérament.