On pensait que l'épisode était clos. Quand McCourt avait convaincu Benatia de revenir sur sa démission en février, on s'était dit "bon, au moins on a de la stabilité jusqu'en juin". Sauf qu'à Marseille, la stabilité c'est un concept théorique. Et les dernières sorties de Benatia confirment ce que tout le monde pressentait : il partira à la fin de la saison.
McCourt a gagné du temps, pas la guerre
Retour en arrière. Mi-février, après l'élimination en Ligue des Champions et le départ de Pablo Longoria, remplacé par Alban Juster à la présidence, Benatia pose sa démission. Le contexte est chaotique : changement de coach avec l'arrivée de Beye, résultats en dents de scie, vestiaire à reconstruire. McCourt débarque en personne pour retenir l'ancien défenseur de la Juve. D'après Le Monde, le propriétaire américain lui confie alors des "fonctions élargies couvrant l'ensemble des activités sportives", ce qui réduit de facto le périmètre de Longoria (déjà remplacé par Juster) à un rôle institutionnel.
Benatia accepte. Par sens des responsabilités, dit-il. Parce que le club lui est cher. Mais il ne s'engage pas au-delà de juin 2026.
Un intérim qui dure
Juster, de son côté, assume publiquement son statut d'intérimaire. Pas de fausse promesse, pas de grand discours sur un "projet à long terme". Il gère le quotidien présidentiel pendant que Benatia pilote le sportif. C'est un tandem de circonstances, pas un duo construit pour durer.