On savait que ça n'allait pas. Les grimaces, les sorties prématurées, les matchs où Nayef Aguerd semblait courir sur une jambe et demie. Depuis cet automne, le défenseur marocain traînait une pubalgie qui lui pourrissait la vie, et celle de ses entraîneurs par la même occasion. Le 12 mars, la sentence est tombée : opération. Fin du suspense, début de la galère.
D'après La Provence, la décision chirurgicale a été prise après l'échec des traitements conservateurs. Aguerd a poussé son corps aussi loin que possible, enchaînant les matchs de Ligue 1, la campagne en Ligue des Champions et même la CAN au Maroc en janvier. Une endurance qui force le respect mais qui pose une question gênante : le joueur s'est-il mis en danger pour honorer ses sélections alors qu'il n'était pas à 100% avec l'OM ?
C'est le procès qui enflamme les réseaux depuis l'annonce. Sur X et dans les groupes de supporters, le ton est monté. "Il fait tout pour être prêt avec le Maroc et il nous laisse en plan", résume en substance une tendance qui a fait le tour de la planète OM. Le raccourci est tentant, et la colère compréhensible, même si le club rappelle que la décision est d'abord médicale.
Concrètement, une pubalgie opérée, c'est deux à trois mois d'arrêt pour un sportif de haut niveau. On parle d'un retour potentiel pour le dernier match de la saison face à Rennes, le 16 mai. Autant dire que c'est grillé pour le sprint final, là où l'OM aura justement besoin de tout le monde pour défendre sa place au classement.