Première Ligue Féminine
Olympique de Marseille
0 1
Montpellier HSC
Orange Vélodrome

Détails du match

Stade :Orange Vélodrome

OM - Montpellier (0-1) : la douche froide dès la 1re

Le Vélodrome sonné en 60 secondes

On s'était installés, on avait nos écharpes, on était prêts à vivre un moment historique. Le premier match des Marseillaises au Vélodrome, tu parles d'un événement. Et puis, première minute. Soixante secondes. Inès Kbida dévie un ballon dans ses propres filets. 0-1 avant même que le stade ait fini de chanter le premier chant. Le genre de début qui te coupe les jambes et qui transforme une fête en épreuve.

Le Vélodrome a accusé le coup. Les joueuses aussi. On a senti une équipe paralysée par le poids de l'événement plus que portée par lui. Les transmissions étaient approximatives, les relances hasardeuses, le milieu de terrain fantôme. Montpellier, qui n'avait rien à perdre (11e au classement, 9 petits points en 18 matchs), s'est installée dans le match sans forcer. Les Héraultaises ont eu le ballon, le temps, l'espace. Tout ce qu'on ne voulait pas leur donner.

Deux jaunes pour Montpellier, zéro occasion pour nous

Le seul signe d'activité côté montpelliérain, c'est les cartons. Lola Gstalter prend un jaune à la 31e, Nina Soufiya Ngueleu à la 41e. Montpellier joue dur, mais au moins elles jouent. Nous, on subit. Les occasions franches se comptent sur les doigts d'une main qui n'en a pas. Mathilde Bourdieu est isolée devant, les couloirs ne proposent rien, et la défense passe plus de temps à éteindre des incendies qu'à relancer proprement.

Corinne Diacre n'a pas attendu la pause pour réagir. Double changement dans les dernières minutes de la première période : Jagoda Cyraniak et Sintia Cabezas sont entrées pour Kbida et Le Mouël. Kbida est sortie la tête basse, et personne ne peut lui en vouloir. Ce CSC, c'est le genre de truc qui te hante pendant des semaines. Mais le match n'est pas fini.

Ce qu'il faut en seconde période

0-1 à la pause. C'est pas la fin du monde, mais c'est pas le scénario qu'on avait écrit en venant ce soir. Il va falloir montrer autre chose en deuxième mi-temps. Occuper les couloirs, trouver Bourdieu dans la surface, et surtout jouer avec le Vélodrome au lieu de jouer malgré lui. Le public est là, il attend juste une étincelle pour exploser. Un pressing haut, un tir cadré, un duel gagné avec les tripes. N'importe quoi qui montre que ces filles méritent cette pelouse.

Quarante-cinq minutes pour sauver la soirée. On y croit. On n'a pas le choix.