Détails du match
Monaco - OM (0-0) : 45 minutes à subir au Louis II
45 minutes et zéro occasion franche
On ne va pas se mentir : cette première mi-temps au Louis II, c'est Monaco qui l'a jouée et nous qui l'avons subie. 0-0 au tableau d'affichage, et c'est déjà un petit miracle vu ce qu'on a proposé.
Dès le coup d'envoi, les Monégasques imposent leur tempo. Golovin se promène entre les lignes, Akliouche prend de la vitesse côté droit, et Balogun fait le pivot dos au but. En face, le 3-4-1-2 de De Zerbi ressemble plus à un 5-4-1 qui recule, recule, recule. Quinten Timber et Højbjerg colmatent tant bien que mal dans l'entrejeu, mais on sent que ça tient avec de la ficelle.
Camara dérape, Medina suit
Première alerte à la 8e : Lamine Camara accroche et prend jaune. Rien de bien méchant, mais ça donne le ton d'un match tendu. Facundo Medina lui emboîte le pas à la 34e, obligé de faucher sur une contre-attaque monégasque qui sentait le danger. Carton logique, frustration visible. Medina joue sur un fil depuis le début de la rencontre, pas toujours juste dans ses relances, pas toujours bien placé quand Monaco accélère.
Côté marseillais, la seule vraie satisfaction s'appelle Igor Paixão. Le Brésilien tente des choses dans son couloir gauche, provoque, gratte quelques coups francs. Mais ses centres ne trouvent personne, et Aubameyang touche si peu de ballons qu'on l'oublierait presque. Hamed Junior Traorè, lui, est transparent. Le soutien offensif qu'on attendait de lui n'existe pas.
Ce qu'on attend de la deuxième période
0-0, c'est le score du hold-up. Monaco mérite de mener, soyons honnêtes. Rulli n'a pas eu d'arrêt décisif à faire, c'est vrai, mais c'est surtout parce que les Monégasques ont manqué de tranchant dans le dernier geste. Ça ne durera pas 90 minutes.
De Zerbi doit trouver quelque chose. Un changement de schéma, un entrant pour bousculer, n'importe quoi. Parce que si on repart avec la même timidité, Monaco va finir par trouver la faille. Et après la défaite contre Lille, on ne peut pas se permettre d'enchaîner au classement. La seconde période, c'est maintenant ou jamais.