Détails du match
Lens - OM (2-1) : Pavard plombe la remontée
Le match
Bollaert un samedi soir, ambiance de feu, pelouse grasse, enfer du Nord — on connaît le programme. Et comme souvent dans ce stade, on est repartis avec la tête basse et les poches vides.
Le début de match nous avait pourtant donné des raisons d'y croire. De Zerbi alignait son 3-4-2-1 habituel avec Pavard, Aguerd et Emerson en défense à trois, Weah et Murillo sur les côtés, Vermeeren et O'Riley dans l'axe, et le trio Greenwood-Paixão-Vaz devant. Schéma offensif, intentions claires : on venait pour gagner.
Et à la 17e, Greenwood a fait ce qu'il sait faire. Son septième but de la saison, une finition clinique qui a fait taire Bollaert pendant quelques minutes. On menait, on contrôlait, on se disait que pour une fois, Lens allait passer une mauvaise soirée à domicile.
Sauf que Pavard a eu cette faute stupide à la 22e. Penalty. Carton jaune. Édouard ne s'est pas fait prier pour transformer (23e). 1-1, et Bollaert s'est remis à gronder. L'élan était cassé, et le match a basculé dans une guerre de tranchées où Lens se sentait bien plus à l'aise que nous.
Thomasson a pris jaune à la 34e sans que ça calme les Lensois. On est rentrés aux vestiaires à 1-1 avec le sentiment d'avoir laissé filer quelque chose.
De Zerbi a tenté de secouer tout ça à la pause : Vaz et Weah sortis pour Aubameyang et Balerdi dès la 52e. Sauf que le cauchemar est venu de là où on ne l'attendait pas — ou plutôt, de là où on l'attendait trop. Pavard, déjà fautif sur le penalty, a marqué contre son camp à la 53e. CSC. 2-1 Lens. Une minute après la reprise. La totale.
Les changements se sont enchaînés — Nadir pour Pavard (61e, il était temps), puis O'Riley et Murillo remplacés par Højbjerg et Gomes (74e) — mais la machine tournait à vide. Greenwood a pris jaune pour contestation à la 86e, Balerdi aussi à la 87e. La frustration avait remplacé le football.
Score final : 2-1. Deux buts encaissés, les deux sur des erreurs individuelles. C'est rageant.
Les buts
17e — Mason Greenwood (0-1 OM) : ouverture du score de l'Anglais, son 7e but cette saison. Efficace, tranchant, du Greenwood pur jus.
23e — Odsonne Édouard (1-1, penalty) : penalty provoqué par la faute de Pavard. Édouard transforme sans trembler.
53e — Benjamin Pavard (2-1, CSC) : contre son camp, une minute après la reprise. Le match de cauchemar pour le défenseur français.
La composition
OM (3-4-2-1)
Titulaires : Rulli — Pavard, Aguerd (C), Emerson — Weah (52e, Balerdi), Vermeeren, O'Riley (74e, Højbjerg), Murillo (74e, Gomes) — Greenwood, Paixão — Vaz (52e, Aubameyang)
Remplaçants : De Lange, Egan-Riley, Garcia, Nadir (61e, remplace Pavard), Bakola
RC Lens (3-4-2-1)
Titulaires : Risser — Gradit, Baidoo, Sarr — Aguilar (85e, Abdulhamid), Sangare, Thomasson (C), Udol — Thauvin (81e, Sima), Saïd (69e, Guilavogui) — Édouard (81e, Fofana)
Remplaçants : Gurtner, Ganiou, Machado, Bulatovic, Sotoca
Les stats clés
Les statistiques détaillées du match (possession, tirs, corners, fautes) ne sont pas disponibles dans les données fournies.
Les événements
22e — Carton jaune : Benjamin Pavard (OM) — faute dans la surface, penalty concédé
34e — Carton jaune : Adrien Thomasson (Lens) — faute
52e — Remplacement OM : Vaz sort, Aubameyang entre
52e — Remplacement OM : Weah sort, Balerdi entre
61e — Remplacement OM : Pavard sort, Nadir entre
69e — Remplacement Lens : Saïd sort, Guilavogui entre
74e — Remplacement OM : O'Riley sort, Højbjerg entre
74e — Remplacement OM : Murillo sort, Gomes entre
81e — Remplacement Lens : Thauvin sort, Sima entre
81e — Remplacement Lens : Édouard sort, Fofana entre
84e — Carton jaune : Morgan Guilavogui (Lens) — faute
85e — Remplacement Lens : Aguilar sort, Abdulhamid entre
86e — Carton jaune : Mason Greenwood (OM) — contestation
87e — Carton jaune : Leonardo Balerdi (OM) — faute
88e — Carton jaune : Mamadou Sangare (Lens) — faute
Le mot de la fin
Deux buts encaissés par la faute d'un seul homme, c'est dur à avaler. Pavard nous a offert un samedi soir bien pourri dans le froid artésien. On avait ouvert le score, on avait le match en main, et on s'est sabordés tout seuls. Bollaert ne nous réussit décidément jamais.