UEFA Champions League
Club Brugge KV
3 - 0
Olympique de Marseille

Détails du match

Stade :Jan Breydel Stadium

Bruges - OM (3-0) : la honte en Flandre

Le match

Quatre minutes. Il a fallu quatre minutes à Bruges pour nous faire comprendre qu'on n'avait rien à faire là. Diakhon, gamin de 18 ans dont personne ne connaissait le nom avant le coup d'envoi, qui ouvre le score devant un Jan Breydel à peine réveillé. La défense ? Aux abonnés absents. Aguerd et Balerdi qui se regardent, Medina qui court dans le vent, Murillo déjà dépassé. Le ton était donné.

Et comme si ça ne suffisait pas, Vermant doublait la mise à la 11e. Deux buts en onze minutes, en Champions League, contre le Club Bruges — pas le Real, pas Liverpool, Bruges. Murillo chopait un jaune à la 22e, signe d'une nervosité qui avait déjà remplacé toute ambition de jeu. Højbjerg tentait de colmater, Kondogbia courait après des ballons qu'il ne rattrapait jamais. Greenwood ? Fantomatique. Weah ? On l'a cherché toute la soirée. Gouiri, seul en pointe, n'a jamais eu un ballon propre à se mettre sous la dent.

De Zerbi réagissait dès la mi-temps en lançant Paixão à la place de Traorè, puis Aubameyang pour Murillo à la 53e — un attaquant pour un défenseur, le signe du désespoir. On a gratté deux-trois situations, un ou deux centres qui n'ont trouvé personne, des frappes qui n'ont jamais inquiété Mignolet. Et à la 79e, Stanković enfonçait le clou. 3-0. Le banc marseillais était figé. Gouiri prenait un jaune pour contestation, comme si râler allait changer quoi que ce soit. Nadir et O'Riley entraient pour les dix dernières minutes, le temps de constater les dégâts.

Dernière journée de la phase de ligue, et on la termine à genoux en Belgique. Ce parcours européen restera comme une plaie ouverte de la saison.

Les buts

0-1 — Mamadou Diakhon (Bruges, 4e) : même pas le temps de poser le ballon. Diakhon profite d'une défense olympienne encore dans les vestiaires pour ouvrir le score d'entrée. Quatre minutes, et c'était déjà plié dans les têtes.

0-2 — Romeo Vermant (Bruges, 11e) : onze minutes, deux buts. Vermant s'offre le doublé du cauchemar marseillais. La charnière Balerdi-Aguerd est aux fraises, et le Jan Breydel commence à y croire.

0-3 — Aleksandar Stanković (Bruges, 79e) : le fils de Dejan qui achève l'OM. Comme si l'humiliation n'était pas assez complète, Stanković plante le troisième à dix minutes de la fin. Rideau.

La composition

OM (4-2-3-1)

Titulaires : Rulli — Murillo, Balerdi (C), Aguerd, Medina — Kondogbia, Højbjerg — Weah, Greenwood, Traorè — Gouiri

Remplaçants entrés : Paixão (46e, pour Traorè), Aubameyang (53e, pour Murillo), Nadir (86e, pour Gouiri), O'Riley (86e, pour Kondogbia)

Remplaçants : De Lange, Van Neck, Egan-Riley, Gomes, Vermeeren, Bakola

Club Bruges (4-2-3-1)

Titulaires : Mignolet — Sabbe, Ordóñez, Mechele, Seys — Stanković, Onyedika — Forbs, Vanaken (C), Diakhon — Vermant

Remplaçants entrés : Tzolis (70e, pour Diakhon), Spileers (72e, pour Ordóñez), Vetlesen (86e, pour Stanković), Tresoldi (86e, pour Vermant), Siquet (86e, pour Sabbe)

Les stats clés

Les statistiques détaillées du match (possession, tirs, corners, fautes) ne sont pas disponibles dans les données fournies.

Les événements

  • 4e : ⚽ Diakhon (Bruges) — 1-0
  • 11e : ⚽ Vermant (Bruges) — 2-0
  • 22e : 🟡 Murillo (OM) — faute
  • 46e : 🔄 OM — Paixão entre pour Traorè
  • 50e : 🟡 Vanaken (Bruges) — faute
  • 53e : 🔄 OM — Aubameyang entre pour Murillo
  • 70e : 🔄 Bruges — Tzolis entre pour Diakhon
  • 72e : 🔄 Bruges — Spileers entre pour Ordóñez
  • 79e : ⚽ Stanković (Bruges) — 3-0
  • 80e : 🟡 Gouiri (OM) — contestation
  • 86e : 🔄 OM — Nadir entre pour Gouiri
  • 86e : 🔄 OM — O'Riley entre pour Kondogbia
  • 86e : 🔄 Bruges — Vetlesen entre pour Stanković
  • 86e : 🔄 Bruges — Tresoldi entre pour Vermant
  • 86e : 🔄 Bruges — Siquet entre pour Sabbe

Le mot de la fin

Trois-zéro à Bruges pour clôturer cette campagne européenne. Pas un sursaut, pas un tir qui fait trembler Mignolet, rien. On retiendra que l'OM aura traversé cette phase de ligue comme un fantôme, incapable de rivaliser dès que le niveau monte d'un cran. La C1, c'est fini. Reste à sauver ce qui peut l'être en championnat — et à oublier cette soirée flamande le plus vite possible.