Richard président, McCourt officialise au Vélodrome

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On en parlait hier soir quand La Provence a lâché le nom. Depuis, tout s'est accéléré. Le Figaro, L'Équipe, Foot Marseille, tout le monde confirme : Stéphane Richard sera le prochain président de l'Olympique de Marseille. Frank McCourt l'officialise ce vendredi, en conférence de presse au Vélodrome, quelques heures avant OM-Metz.

Fin du casting

Le feuilleton aura duré des semaines. Depuis le départ de Pablo Longoria vers River Plate, McCourt a mandaté le cabinet Excel Sports Management pour trouver le successeur. La short-list a ressemblé à un manège : Bouhafsi, Teyssier, Ghisolfi, Tavernost, Linette, des noms sortis puis écartés les uns après les autres. Shéhérazade Semsar de Boisséson, vice-présidente du conseil de surveillance, pilotait le processus avec Jeff Ingram côté américain. Et pendant ce temps, Alban Juster tenait la barre en intérimaire.

McCourt voulait quelqu'un d'expérimenté, connaissant la France et Marseille, capable de gérer les enjeux sportifs, économiques et institutionnels. Pas un homme de foot. Pas un médiatique. Un manager de haut vol. Le profil de Richard coche toutes les cases, même si personne ne l'avait vu venir.

Qui est Stéphane Richard ?

64 ans, onze ans à la tête d'Orange (2011-2022), ancien directeur de cabinet au ministère de l'Économie. Un parcours taillé pour les conseils d'administration du CAC 40, pas pour les vestiaires. Mais Richard a un ancrage marseillais que les autres candidats n'avaient pas : depuis son départ d'Orange, il siège au conseil de surveillance du grand port maritime de Marseille. Il connaît la ville, ses réseaux, ses codes. McCourt a visiblement pesé ça plus lourd qu'un CV football.

C'est un choix qui dit quelque chose sur les priorités du propriétaire américain. Après Eyraud le businessman, Longoria l'homme de foot, McCourt opte pour un profil institutionnel, un diplomate rompu aux grosses structures. L'OM, avec ses 400 millions de valorisation et son budget sous pression, est devenu une entreprise qui a besoin d'être gérée comme telle.

Ce que ça change (et ce que ça ne change pas)

Un président, ça ne marque pas de buts. L'équipe de Beye joue le podium sur six journées, le mercato d'été se prépare dans l'ombre, et la question de l'investisseur minoritaire reste ouverte. Richard arrive dans un club qui tourne déjà, avec un entraîneur installé et un effectif construit. Son boulot, ce sera de stabiliser l'institution, rassurer les partenaires, et donner à McCourt un interlocuteur crédible sur le sol français.

Est-ce que ça suffira à calmer les supporters ? Pas sûr. Après des mois de flottement, beaucoup attendaient un signal fort, un nom qui fait vibrer. Richard, c'est plutôt le genre à rassurer les banquiers que les virages. Mais bon, on a essayé les présidents passionnés. On a essayé les présidents football. Peut-être qu'un type qui sait lire un bilan comptable sans pleurer, c'est exactement ce qu'il nous faut en ce moment.

Réponse ce vendredi, 11 heures, au Vélodrome. Pour une fois, on aura pas à attendre longtemps.