Un nouveau nom sur le bureau de McCourt, et celui-là sent le foot. Florent Ghisolfi, reconnu dans le milieu du recrutement français, serait entré dans la course à la présidence de l'OM. Après l'option Bouhafsi, contestée mais toujours vivante, et le profil marketing de Richard Teyssier, sorti du chapeau la semaine dernière, on tient désormais trois pistes sérieuses. Trois profils qui n'ont strictement rien en commun. Bienvenue dans le casting le plus improbable de la saison.
Ghisolfi, le profil foot pur
Ghisolfi, c'est un parcours de directeur sportif. Passé par Lens, Nice et la Roma, il connaît les arcanes du football français sur le bout des doigts. Les agents, les négociations, les dossiers de recrutement : c'est son quotidien depuis des années. Si McCourt cherche quelqu'un capable de reprendre la casquette "architecte sportif" que portait Longoria, Ghisolfi coche toutes les cases.
C'est aussi l'antithèse du profil Teyssier. Là où l'ancien de Puma apporterait une vision business et marketing, Ghisolfi débarquerait avec un carnet d'adresses de scouts et une connaissance des marchés de transfert. Deux philosophies opposées, un même fauteuil à pourvoir.
Trois candidats, trois mondes
Résumons. D'un côté, Mohamed Bouhafsi, 33 ans, ex-journaliste, validé par McCourt malgré la polémique Molina et les remous que ça continue de provoquer. De l'autre, Teyssier, profil corporate pur jus, qui voit l'OM comme une marque à développer. Et maintenant Ghisolfi, homme de terrain, qui parle la langue des clubs.
Chacun raconte quelque chose de différent sur ce que McCourt veut faire de l'OM. Bouhafsi, c'est le pari générationnel, le président-communicant qui connaît la place marseillaise. Teyssier, c'est la rentabilité, les contrats sponsors, l'expansion commerciale. Ghisolfi, c'est le retour aux fondamentaux du sportif.
Le problème, c'est qu'on ne sait toujours pas ce que McCourt veut vraiment. Et c'est peut-être parce que McCourt lui-même ne le sait pas encore.
Juster tient la barre, mais jusqu'à quand ?
Pendant que les candidatures s'empilent, Alban Juster assure l'intérim avec une discrétion qui force le respect. L'ancien directeur financier du club gère le quotidien, temporise sur l'avenir de Beye, et évite soigneusement de prendre des décisions structurantes qui ne lui reviennent pas. Professionnel.
Mais un intérimaire reste un intérimaire. McCourt a promis de régler la question avant la fin de la saison. On est début avril, le sprint final en Ligue 1 bat son plein, le mercato d'été se prépare dans toutes les directions générales de France. Sauf à Marseille, où le poste de président ressemble à une partie de chaises musicales sans musique.
Boudjellal a dit non. Di Meco aussi. La liste des refus s'allonge presque aussi vite que celle des candidats. Reste à savoir si McCourt tranchera avant que les trois derniers en lice ne se lassent aussi. Parce que si l'OM sait faire une chose mieux que les autres, c'est bien user la patience de ceux qui veulent l'aider.