L'OM dégringole du podium après Monaco

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Sept victoires d'affilée pour Monaco. Et nous, on fait partie des victimes. Samedi soir au Louis II, l'OM s'est incliné 2-1 dans un match qui résume à lui seul la saison : du contenu, des occasions, et cette incapacité à concrétiser qui finit toujours par nous coûter cher.

Le plan d'Habib Beye tenait pourtant la route. Pendant une heure, le 5-4-1 compact a muselé les combinaisons monégasques. Amine Gouiri et Hamed Junior Traorè couvraient les espaces entre les lignes, le milieu colmatait. On se créait même des situations en contre. Et puis la 59e minute est arrivée, Golovin a trouvé un trou de souris dans notre surface, et le château de cartes s'est écroulé.

Le deuxième but, celui de Balogun à la 74e, restera en travers de la gorge. Benjamin Pavard se loupe sur une intervention, l'attaquant anglais se retrouve lancé et sort un lob d'une insolence folle par-dessus Rulli. Le genre de geste qui fait lever le stade adverse et qui vous donne envie de balancer la télécommande. CJ Egan-Riley, déjà en difficulté, sort blessé trois minutes plus tard. Cuisse gauche. La soirée parfaite, en somme.

Gouiri a sauvé l'honneur à la 85e, bien servi par Medina. L'ancien Niçois retrouve le chemin des filets après son match muet contre Lille, et c'est à peu près la seule satisfaction à retenir de ce déplacement. Derrière, Hrádecký a sorti des parades décisives quand on a poussé pour l'égalisation. Pas de chance, pas d'efficacité, pas de points.

Au classement, la sanction est immédiate : l'OM passe cinquième, 49 points, doublé par Lille et rejoint par Monaco à la différence de buts. C'est la première fois depuis janvier qu'on se retrouve hors du podium. Six journées restent à jouer, et le calendrier semble abordable sur le papier. Mais on disait la même chose avant d'aller à Lille. Et avant Monaco.

Le vrai problème, c'est le bilan à l'extérieur contre le top 8. Cinq défaites en huit déplacements, zéro victoire chez un cador cette saison. À domicile, on écrase tout. Dehors, on subit, on encaisse, on espère. C'est la différence entre une équipe qui joue le titre et une qui se bat pour une place en Ligue des Champions. On est clairement dans la deuxième catégorie.

Prochain rendez-vous : Metz au Vélodrome. Le genre de match où il est interdit de trébucher. Parce que derrière, Rennes et Lyon guettent le moindre faux pas. Et à ce rythme, la course au podium pourrait bien se jouer sans nous. On en est là.